Projet technique du Stade Tunisien : L’impact saisissant de Tozé Marreco
En ce début de saison, le Stade Tunisien présente un profil équilibré et marqué par une relance suite à sa dernière victoire à l’extérieur.
La Presse — Globalement, l’on note donc que le style de jeu et les caractéristiques de l’équipe ont évolué. Ainsi, volet animation offensive, l’éveil a été payant à l’épreuve de l’ESHS. Après un démarrage prudent, la ligne d’attaque a trouvé son rythme lors de la dernière journée en inscrivant trois buts d’un coup.
Aussi, l’assise semble avoir été stabilisée, même si le bloc défensif se cherche encore, chapitre régularité. Au vu des derniers résultats, l’on peut dire que la trajectoire du Stade Tunisien en Ligue 1 se caractérise par une phase de transition et de redressement progressif.
Après un démarrage timide marqué par de profonds changements en été, l’équipe montre actuellement des signes évidents de montée en puissance via une dynamique que l’on peut diviser en trois axes, une courbe ascendante, le déclic et enfin l’intégration de la nouvelle identité collective de l’équipe. En ce qui concerne la courbe, la trajectoire sur le terrain montre une nette amélioration avec des débuts prudents, puis une défaite frustrante et enfin une victoire éclatante, un déclic qui a relancé la dynamique comptable et libéré le secteur offensif.
Situé au 9e rang du classement de L1, une position en trompe-l’œil sachant que les Bardolais comptent un match en retard crucial à disputer contre le Club Africain, le Stade du Portugais Tozé Marreco fixe actuellement l’ADN de l’équipe tout en tentant d’adapter le style de jeu prôné aux forces des joueurs.
C’est ce qu’on appelle l’intégration de la nouvelle identité collective stadiste avec Marreco aux manettes, un coach qui a su réagir face à la pression des premiers résultats mitigés.
Au Bouali Lahouar, tel un révélateur…
Au niveau des trois lignes de jeu, le staff technique a ainsi conçu une véritable ingénierie tactique et humaine en choisissant les joueurs en fonction de leur profil mental face à l’enjeu du dernier match disputé.
Refonte audacieuse de l’animation défensive avec l’intégration de Hassine Riahi, Rayed Derbali et Fedi Abdi.
Ce qui a non seulement apporté une agressivité indispensable pour bloquer les transitions rapides de l’ESHS mais aussi prouvé que le coach n’hésite pas à installer une concurrence saine en laissant des habitués sur le banc. Densification du cœur du jeu aussi où l’association Boubacar Diop-Mame Saliou Thioune a offert une double sécurité avec Thioune dans le rôle de dynamo pendant que Diop stabilisait le bloc devant la défense. Là, au Bouali Lahouar de Hammam-Sousse, l’impact a été saisissant avec un entrejeu stadiste qui a confisqué le ballon dans les moments clés du match. Et enfin, l’on achève l’évaluation par la complémentarité retrouvée en attaque, là où le choix du coach a été fructueux avec la présence de Fakhreddine Ben Youssef en soutien direct de Baraket Hmidi, tous deux alimentés par les débordements de Youssef Saafi. Au final, par les temps qui courent, en impliquant de nouveaux profils sans improvisation et en associant les bons compétiteurs dans les différents compartiments, le coach a envoyé un signal fort à tout son effectif.
Désormais, les places se gagnent au mérite et à l’adaptation tactique. Forcément, ce principe valide la viabilité de son projet naissant mais cela demande confirmation.



