Vient de paraître – Je m’appelle « La Marsa »
On doit à Olfa Darghouth un livre sur Hammamet qu’elle présentait comme une dame, mystérieuse, et séduisante. C’est La Marsa qu’elle nous raconte cette fois-ci, cité de ses ancêtres, mêlant joyeusement contes, légendes et Histoire.
La Presse — Princesse Surreyya était jeune et belle. Elle vivait dans un superbe palais sur les rives du Bosphore, choyée et heureuse jusqu’au jour où son père la quitta. Sa vie bouleversée par un méchant oncle digne des contes d’Andersen, elle prit la mer, affronta les flots, l’inconnu, l’aventure, et aborda dans la douce ville de La Marsa.
C’est sur cette trame qu’Olfa Darghouth, pour qui toute ville se conjugue au féminin, entreprend de raconter la longue et belle histoire de ce que l’on appelle, à ce jour, avec un peu de dérision jalouse peut-être, mais une reconnaissance inavouée, la Principauté de La Marsa.
On doit à Olfa Darghouth un livre sur Hammamet qu’elle présentait comme une dame, mystérieuse, et séduisante. C’est La Marsa qu’elle nous raconte cette fois-ci, cité de ses ancêtres, mêlant joyeusement contes, légendes et Histoire.
Surreyya s’installe donc dans la petite ville beylicale, s’y promène, et sur ses pas, nous découvrons les palais et demeures de la cité, ses marchés, ses jardins… Elle y rencontre les personnes qui ont marqué son époque, évoque la célèbre princesse Nazli, venue d’Egypte, dont l’histoire ressemblerait à la sienne, Cheikh Tahar Ben Achour, l’érudit, Lella Kmar dont trois beys furent amoureux, ou encore Lella Jnaïna, hôtesse tenant salon à Kobbet al Ahoua, et …Fathia la chamelle célèbre du SafSaf.
Elle y rencontre de multiples personnalités, mais aussi les personnages les plus humbles, tels le fameux « Je suis là » qui sillonnait les plages pour y vendre cacahuètes, pistaches et pralines, ou Mustapha le laitier.
Chevauchant allègrement les temps et les époques, Olfa Darghouth déroule les fils d’une belle histoire d’amour entre Surreyya et Abbas, histoire qui fait fi des chronologies, mais sait s’arrêter pour relater l’histoire d’un monument, d’un palais, d’un café, ou encore l’Histoire des Beys et de la dynastie beylicale qu’elle saupoudre de détails et anecdotes.
C’est une Marsa magique qu’elle nous offre, qu’elle a choisie d’illustrer de photos en noir et blanc, prises par elle-même et quelquefois mises intelligemment en scène par l’IA.
Pour son deuxième opus, Olfa Darghouth nous offre un livre original, qui échappe à toute nomenclature, et qui laisse peut-être augurer un troisième qu’on imagine lui voir consacrer à la ville de son célèbre aïeul Darghouth Raïs : Djerba.



