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Boissons très chaudes : Un lien probable avec le cancer de l’oesophage, selon une étude

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  • 3 octobre 2026
  • 3 min de lecture
Boissons très chaudes : Un lien probable avec le cancer de l’oesophage, selon une étude

Une nouvelle étude portant sur près d’un million de personnes a établi un lien entre la consommation régulière de thé ou de café très chaud et un risque accru de cancer de l’œsophage (le tube qui achemine les aliments vers l’estomac).

Selon un rapport publié par le magazine britannique Women’s Health UK et relayé par Al Arabiya.net, des chercheurs de l’Université d’Oxford sont parvenus à cette conclusion après avoir analysé les données de près de 980 000 adultes britanniques.

Ils ont constaté que les personnes habituées à consommer des boissons à une température de 65 °C ou plus présentaient un risque environ trois fois plus élevé de développer un « carcinome épidermoïde de l’œsophage » par rapport à celles qui boivent leur thé ou leur café tiède.

Les chercheurs ont également découvert que la consommation de six boissons chaudes ou plus par jour est associée à un risque accru.

Bien que l’ajout de lait permette de refroidir légèrement le thé ou le café, les chercheurs soulignent que la température de nombreuses boissons peut tout de même dépasser 65 °C.

Le Dr Keren Papier, chercheur principal et épidémiologiste nutritionnel senior au département de la santé de la population de l’Université d’Oxford, déclare : « Des recherches internationales ont montré depuis un certain temps que la consommation de boissons à des températures très élevées — ce qui est courant en Amérique du Sud — est liée à un risque accru de certains types de cancer de l’œsophage. »

Et d’ajouter : « Ce qui n’était pas tout à fait clair, c’est de savoir si cela s’applique également aux températures auxquelles les boissons chaudes sont habituellement consommées dans les sociétés occidentales. »

Selon l’association Cancer Research UK, le carcinome épidermoïde de l’œsophage est une maladie relativement peu fréquente en Grande-Bretagne, où le risque de la contracter au cours de sa vie est d’environ 1 %. Par conséquent, bien que le risque relatif soit plus élevé chez les personnes consommant des boissons très chaudes, le risque absolu demeure faible.

Il convient également de noter qu’il s’agit d’une étude « observationnelle », ce qui signifie qu’elle repose sur l’observation et la collecte de données sans intervention expérimentale directe.

L’étude a en outre mis en évidence une « corrélation » sans prouver que les boissons extrêmement chaudes provoquent directement le cancer, des recherches supplémentaires étant encore nécessaires pour comprendre le mécanisme exact par lequel la température influence ce niveau de risque, soulignent les chercheurs.

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Auteur

La Presse

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