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Loi de finances 2027: Allègement de la dette, stabilité du dinar et absence de nouveaux impôts

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  • 4 octobre 2026
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Loi de finances 2027: Allègement de la dette, stabilité du dinar et absence de nouveaux impôts

La Tunisie disposera en 2027 d’une marge de manœuvre plus confortable que ces trois dernières années, portée essentiellement par une détente au niveau du service de la dette. C’est du moins ce qui ressort de l’analyse de l’expert financier Bassam Ennaifer, accordée à l’Agence Tunis Afrique Presse.

Dans les détails, le projet de budget pour l’année à venir inaugure un nouveau cycle triennal couvrant la période allant jusqu’en 2029, tout en s’inscrivant comme la deuxième pierre angulaire du plan de développement quinquennal qui court jusqu’en 2030. Cette architecture budgétaire vise à concrétiser progressivement les grands chantiers économiques du pays, dans un contexte post-crise marqué par la nécessité absolue de réparer les déséquilibres des finances publiques. L’exercice précédent a en effet lourdement pesé sur les caisses de l’État en raison des tensions géopolitiques régionales et internationales, qui ont renchéri la facture des hydrocarbures et des produits de base comme le blé.

Malgré ces défis structurels et des dépenses de compensation qui devraient rester soutenues pour préserver la paix sociale, la grande bouffée d’oxygène proviendra de l’allègement de la dette publique. Le service de la dette devrait ainsi reculer pour s’établir autour de 20 milliards de dinars, retrouvant des niveaux comparables à ceux de 2023. Cette enveloppe se compose d’une dette intérieure estimée à environ 6,46 milliards de dinars, combinant bons du Trésor et emprunts nationaux, et d’une dette extérieure ramenée à moins de 5 milliards de dinars.

Sur le plan monétaire et fiscal, l’analyste anticipe une stabilité rassurante du dinar tunisien, sans menaces majeures à l’horizon. Le déficit budgétaire devrait quant à lui se replier sous la barre des 6 pour cent, trouvant ses principaux relais de financement dans les ressources intérieures. Les rares appuis extérieurs obtenus seront, pour leur part, fléchés en priorité vers le financement des projets d’investissement. Enfin, bonne nouvelle pour les contribuables, le projet de loi de finances ne devrait pas introduire de nouvelles charges fiscales ni alourdir la pression sur les entreprises et les citoyens, privilégiant plutôt des incitations ciblées pour stimuler les secteurs porteurs de l’économie nationale.

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Auteur

La Presse

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