Finances publiques : Le député Dhafer Sghiri propose une « TVA sociale »
Le député Dhafer Sghiri, vice-président de la commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a confirmé ce matin du mardi 6 octobre que, jusqu’à présent, le Parlement n’a pas encore reçu le document d’exécution du budget de l’État pour la période s’étendant de janvier au 30 juin 2026, un document que le ministère des Finances était censé transmettre avant le 31 juillet dernier.
Invité à l’émission « Sabah El Ward » sur les ondes de Jawhara FM, Sghiri a expliqué que l’absence de ces données rend difficile l’évaluation de l’état d’exécution du budget ainsi que la connaissance du volume des dépenses qui ont été exécutées et de celles qui ne l’ont pas été. Il a considéré que ces indicateurs sont indispensables pour évaluer la situation financière de l’État. L’intervenant a par ailleurs ajouté qu’il est « impératif de traiter la situation des entreprises publiques et des caisses sociales, et de les réformer de manière structurelle et non conjoncturelle, ce qui requiert un effort national global », selon sa déclaration.
Sghiri a proposé, dans ce cadre, l’adoption du mécanisme de la TVA sociale en contrepartie de l’allègement d’autres charges imposées aux entreprises et aux particuliers. Et ce, dans le but de fournir des ressources supplémentaires à l’État.
Il a signalé que l’objectif de cette proposition n’est point d’alourdir le fardeau du citoyen, mais plutôt de redistribuer la charge fiscale, de sorte qu’une augmentation soit appliquée sur certains produits de consommation en contrepartie d’un allègement d’autres charges.



