Meriem Bouderbala présente – « Une archéologie du sensible » à Marrakech : Karakouz et Boussâadia invoqués
Meriem Bouderbala est à Marrakech cette semaine. Elle y est l’invitée de la galerie «Noir sur Blanc » et y expose sur le thème : « Une archéologie du sensible ».
La Presse — Meriem Bouderbala, on le sait, est rarement là où on l’attend. Son imagination sans limites, sa curiosité insatiable, son cheminement atypique, et sa quête de matériaux nouveaux, de techniques inédites en font une artiste imprévisible, quelquefois peu aisée à appréhender, mais toujours fascinante. Elle travaille la céramique, les textiles, les fibres végétales, les collages, la photo, mêlant allègrement tous ces supports en un maelstrom tout à fait personnel. « Il y a dans son œuvre quelque chose de profondément méditerranéen : non pas une méditerranée de carte postale, mais une méditerranée faite de passages, de mélanges, de mémoires et de contradictions. Une mer qui sépare autant qu’elle relie » Pour elle, les traditions, les mythes ne sont pas quelque chose de figé dans un temps lointain, mais continuent de vivre en nous. A Marrakech, Meriem convoque deux mythes, deux personnages iconiques qui ont toujours hanté son imaginaire : le Karakouz et le Boussâadia.

« Karakouz, incarnation du fripon divin, est une figure grimaçante empruntée au théâtre d’ombre ottoman, pantin désarticulé, figure carnavalesque, faisant vaciller les certitudes et les pouvoirs institués.
Le Boussâadia, musicien et griot, parti à la recherche de sa fille enlevée par les marchands d’esclaves, dont la douleur dit-on fut à l’origine du stambeli », écrit Olivier Rachet qui conseille : « Courez voir l’exposition de Meriem Bouderbala ».
Courez- y vite car Meriem est sur tous les fronts ces temps- ci. A Paris, et bientôt au Louvre-Lens.



