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6e édition des Journées de l’Emploi Keejob : L’intelligence artificielle accélère la transformation des métiers

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  • 9 octobre 2026
  • 4 min de lecture
6e édition des Journées de l’Emploi Keejob : L’intelligence artificielle accélère la transformation des métiers

La Tunisie fait face à un défi persistant en matière d’emploi, notamment pour les jeunes diplômés, l’essor de l’IA ouvre de nouvelles perspectives tout en accentuant la nécessité d’adapter les qualifications aux besoins de l’économie. C’est dans ce contexte que se tient la 6e édition des Journées de l’emploi de Keejob, consacrée au thème « L’IA, copilote de votre carrière », les 8 et 9 octobre à Tunis.

La Presse — Keejob organise les 8 et 9 octobre à Tunis la 6e édition de ses Journées de l’Emploi autour du thème « L’IA, copilote de votre carrière». En présence de représentants de l’Aneti et de l’Ofii, l’événement met l’accent sur l’impact de l’intelligence artificielle sur les métiers, le recrutement et la mobilité internationale, tout en explorant les moyens d’en faire un levier d’emploi et de développement professionnel.

Selon the Future of Jobs Report 2025 du Forum économique mondial, 170 millions d’emplois devraient être créés à l’horizon 2030, contre 92 millions appelés à disparaître, soit un solde net de 78 millions d’emplois. Au total, 22 % des emplois actuels devraient être concernés par ces transformations. Il s’agit ainsi moins d’une disparition massive des emplois que d’une recomposition des métiers et des compétences.

Les fonctions administratives et de support figurent parmi les plus exposées, tandis que les compétences techniques, analytiques et créatives gagnent en importance. De son côté, l’Organisation internationale du Travail (OIT) estime qu’environ un emploi sur quatre dans le monde est exposé à l’IA générative, la transformation des tâches étant plus fréquente que leur remplacement complet.

Dans ce cadre, Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour Informer le Consommateur, a déclaré que « le Conseil des consommateurs et l’Union africaine des consommateurs regroupent plusieurs organisations africaines. Notre objectif est d’inciter les consommateurs africains à privilégier les produits africains.

Nous devons adopter une approche africaine pour les produits africains et encourager leur consommation sur le continent. De nombreux produits africains ne sont pas suffisamment consommés en Afrique, alors qu’ils sont directement exportés vers l’Europe. Nous devons donc renforcer les échanges et la consommation des produits africains, car l’avenir du continent dépend du développement de son marché intérieur.

C’est dans cette perspective que nous avons mis en place un plan stratégique visant à renforcer notre présence en Afrique.

Le continent compte une population très importante, avec une forte proportion de jeunes, mais une grande partie de cette population dispose encore de revenus limités. L’Afrique représente ainsi un grand marché et offre d’importantes perspectives. C’est pourquoi nous avons créé cette plateforme destinée notamment aux Tunisiens, afin de les aider à mieux comprendre les opportunités et les réalités du marché africain. »

Les jeunes diplômés face au défi de l’employabilité

Cette transformation pose toutefois un défi particulier aux jeunes diplômés et aux primo-demandeurs d’emploi.  En Tunisie, cette réalité se traduit également par des parcours professionnels marqués par le chômage, la précarité et l’inadéquation entre les qualifications et les emplois disponibles.

Le témoignage de Marwa, titulaire d’une licence en informatique de gestion et d’un master en e-management, illustre les difficultés rencontrées par certains jeunes diplômés malgré leur niveau de qualification. Après plusieurs expériences professionnelles, notamment dans des centres d’appels et des entreprises où elle affirme avoir travaillé sans déclaration à la Cnss, elle reste confrontée à la précarité et à l’incertitude professionnelle.

Son parcours met en évidence une problématique plus large : au-delà de l’accès au premier emploi, l’enjeu réside désormais dans la capacité du marché du travail à valoriser les compétences, à garantir les conditions de l’emploi décent et à accompagner les jeunes dans l’acquisition des nouvelles compétences recherchées par les entreprises.

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Auteur

Sabrine AHMED

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