Éducation : Kaïs Saïed veut un système national accessible à tous
Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, jeudi 8 octobre 2026 au palais de Carthage, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, ainsi que Mohamed Ali Boughdiri, secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.
Amina Srarfi avait présidé, en sa qualité de membre la plus âgée, la séance inaugurale du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.
À cette occasion, le chef de l’État a rappelé que l’inscription de cette instance dans la Constitution, après la consultation nationale organisée avant l’élaboration du texte constitutionnel, ne relevait pas du hasard. Il a souligné l’importance accordée à l’éducation et à l’enseignement, qu’il considère comme une composante de la sécurité nationale.
Un système éducatif accessible à tous
Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité de mettre en place un système éducatif national accessible à tous sur un pied d’égalité. Il a également appelé à transmettre aux enfants, dès la première année de l’enseignement primaire, les principes de liberté, d’émancipation et de justice sociale.
Le président de la République est également revenu sur plusieurs étapes historiques ayant marqué les différentes tentatives de réforme du système éducatif tunisien. Il a estimé que certaines de ces réformes n’avaient pas constitué de véritables changements en profondeur.
Des clubs culturels dans les établissements scolaires
Dans le même contexte, le chef de l’État a appelé à la création de clubs culturels dans les différents établissements éducatifs.
Il a également insisté sur la nécessité de garantir aux élèves des conditions favorables à la réussite scolaire, notamment à travers la mise à disposition du transport, de la restauration, de l’hébergement dans les internats, des vêtements ainsi que des fournitures scolaires.
Ces mesures doivent, selon lui, être mises en œuvre en coordination avec les différentes structures concernées afin d’assurer à tous les élèves un accès équitable à l’éducation.
Égalité des chances et démocratisation de l’enseignement
Kaïs Saïed a enfin souligné que la Tunisie a, tout au long de son histoire, vu émerger de nombreux savants ayant rayonné à l’échelle internationale.
Il a estimé que le pays pouvait encore renforcer cette tradition grâce à la mise en place d’un système éducatif national et démocratique, ouvert à tous, fondé sur l’égalité et l’égalité des chances.
L’objectif, selon le président de la République, est de faire en sorte que les principes inscrits dans la Constitution ne restent pas de simples dispositions juridiques, mais deviennent une réalité concrète dans la vie des Tunisiens.



