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Tunisie : l’IFC vise au moins 300 millions de dollars d’investissements en 2026

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  • 11 octobre 2026
  • 3 min de lecture
Tunisie : l’IFC vise au moins 300 millions de dollars d’investissements en 2026

La Société financière internationale (IFC), bras du Groupe de la Banque mondiale dédié au secteur privé, prévoit d’attirer au moins 300 millions de dollars d’investissements en Tunisie en 2026, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie manufacturière et de l’agrobusiness.

Pour concrétiser cette ambition, le pays devra accélérer les procédures administratives, améliorer le climat des affaires et renforcer la confiance des investisseurs, estime Ary Naïm, directeur de division de l’IFC pour l’Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique.

Dans un entretien accordé à La Presse de Tunisie, le responsable souligne que le pays dispose d’atouts réels pour relancer sa dynamique d’investissement, malgré les crises successives qui ont marqué son économie. Il cite notamment la qualité du capital humain, la position géographique de la Tunisie et les perspectives offertes par les marchés régionaux.

Selon Ary Naïm, l’IFC dispose actuellement d’environ 100 millions de dollars d’investissements en portefeuille actif en Tunisie, auxquels s’ajoutent près de 300 millions de dollars de projets dans son portefeuille prévisionnel pour l’année. “L’objectif est de contribuer à transformer les potentialités du pays en investissements productifs, susceptibles de soutenir la croissance et la création d’emplois”, souligne-t-il.

Le responsable considère toutefois que le principal obstacle réside moins dans l’absence d’opportunités que dans la prudence des investisseurs, alimentée par les épisodes économiques difficiles traversés par le pays. Il estime nécessaire d’envoyer des signaux plus forts sur la volonté de la Tunisie d’accueillir les capitaux privés, tunisiens comme étrangers.
À cet égard, le Plan national de développement, qui prévoit environ 35 milliards de dollars d’investissements sur cinq ans, constitue un signal important. Près de 10 % des investissements envisagés devraient être réalisés dans le cadre de partenariats public-privé (PPP).

“Le véritable enjeu reste évidemment de concrétiser les engagements annoncés”, souligne Ary Naïm, qui insiste sur la nécessité d’accélérer les procédures et de simplifier les démarches administratives auxquelles sont confrontées les entreprises.

La modernisation de l’administration, notamment grâce à la digitalisation des services publics, figure également parmi les leviers susceptibles d’améliorer l’environnement des affaires et de faciliter la réalisation des projets.

Pour le responsable de l’IFC, la confiance se construira avant tout à travers des résultats tangibles. Il cite notamment l’exemple de Marquardt Tunisie, dont le financement de 60 millions de dollars doit accompagner l’expansion des activités et permettre la création de 1 000 à 1 500 emplois supplémentaires.

Et au-delà des financements, Ary Naïm plaide pour un dialogue public-privé plus approfondi et mieux structuré. La capacité des différents acteurs à travailler ensemble et à transformer les ambitions économiques en projets effectivement réalisés sera déterminante pour renforcer l’attractivité du pays.

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Auteur

Meriem KHDIMALLAH

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