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La Tunisie se hisse au premier rang mondial pour la part des diplômés en sciences et ingénierie selon l’OMPI

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  • 12 octobre 2026
  • 2 min de lecture
La Tunisie se hisse au premier rang mondial pour la part des diplômés en sciences et ingénierie selon l’OMPI

La Tunisie a occupé la première place mondiale avec un taux de 37,93% du total des diplômés de l’enseignement supérieur dans les spécialités des sciences et de l’ingénierie, selon l’indice Global Innovation Index publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

Le classement des cinq premiers pays mondiaux selon l’indice se présente comme suit : La Tunisie se tient en tête du palmarès avec 37,93%, au second rang on trouve Ouzbékistan avec 36,76% suivi de très près par les Émirats Arabes Unis qui se classent troisième avec 36,45%, au quatrième rang siège Brunei Darussalam avec 35,86% et c’est l’Allemagne qui clôture ce « Top Five » avec 35,76%.

Ceci dit, cet indice reflète l’importance de la formation scientifique et d’ingénierie en Tunisie, ainsi que le capital humain et les compétences dont regorge le pays. Une richesse qui fait de la Tunisie un pays tout à fait capable de contribuer à l’innovation, au renouveau et à l’impulsion de la roue du développement.

Cependant, cette prouesse académique nationale contraste hélas avec le défi structurel de la fuite des cerveaux qui touche le secteur. Selon les statistiques de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, plus de 39 000 ingénieurs ont bel et bien quitté le pays au cours de la dernière décennie ! Un flux migratoire qui s’est accéléré pour atteindre une moyenne de 6 500 départs par an. 

Ce capital humain hautement qualifié s’oriente principalement vers l’Europe où la France et l’Allemagne demeurent en tête des destinées choisies suivies par les pays du Golfe et l’Amérique du Nord. Pays où il existe une forte demande dans les secteurs de l’ingénierie informatique, de la transition énergétique et du génie civil. Dès lors, si cette attractivité internationale confirme l’excellence et la conformité des programmes d’enseignement supérieur tunisiens face aux standards mondiaux, elle prive toutefois le tissu industriel local d’une ingéniosité technique indispensable pour piloter la transformation numérique et l’innovation au niveau national ! 

Un constat qui devrait mettre la puce à l’oreille des structures patronales afin de réviser les grilles salariales et des conditions d’intégration de ces jeunes diplômés pour qu’ils fassent profiter leur propre pays de leur compétence.

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Auteur

Abir Chemli

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