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Le CSS tombe devant le PSSE : Un mal-être pas facile à oublier

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  • 12 octobre 2026
  • 4 min de lecture
Le CSS tombe devant le PSSE : Un mal-être pas facile à oublier

Incapables de remonter le handicap d’un but, les coéquipiers de Mâaloul ont manqué de ce panache qui a longtemps été la marque de fabrique du club.

La Presse —Les  pronostics favorables au CSS avant le match ont été déjoués par un succès spectaculaire des «Bleu et Blanc» après une partie héroïque et un but de Mohamed Ali Omri à la 30’, défendu bec et ongles jusqu’à la fin de la partie. Il n’y avait qu’à regarder la mine de l’entraîneur Nabil Kouki après la rencontre pour comprendre l’immensité de la déception après ce revers. 

Sorti de ses gonds, rouge de colère, Nabil Kouki a même dérapé dans la conférence de presse en fustigeant «ceux qui n’ont pas arrêté de lui mettre des bâtons dans les roues depuis quatre mois et qui ne lésinent pas sur des coups bas pour le contrecarrer et envenimer la vie du club». 

Pour l’analyse du match, pas grand-chose et même silence total à part la promesse «d’un rachat lors des deux matches de la Coupe de la CAF. «Et comme pilule pour tempérer la colère légitime des fans, il martèle que «le CSS n’est qu’à trois points du dauphin et que le feu n’est pas à la maison».  Sauf que même parmi ses farouches défenseurs, on ne l’entend pas de cette oreille et on ne voit pas les choses ainsi.

Pas d’excuses valables 

La vraie question à laquelle le coach du CSS aurait dû donner une réponse est : pourquoi le derby a- t- il tourné au vinaigre ? Le forfait, deux heures avant le coup d’envoi, de l’attaquant de pointe Josna Loulendo, victime d’une diarrhée aiguë, a-t-il chamboulé le plan d’approche de cette rencontre? C’est faible comme argument pour expliquer et justifier une médiocre prestation et une défaite aux conséquences inconnues à moins d’une semaine du match de la Coupe de la CAF en Côte d’Ivoire. Avec un effectif aussi riche que celui du CSS cette année, ça ne pourrait être que du saupoudrage. Car un entraîneur doit avoir un plan B et des solutions à chaque défaillance. La carte  Emmanuel Ogbole pour suppléer Loulendo n’a pas été gagnante. Parce que les raisons de ce passage à côté de la plaque ne se limitent pas à un problème d’efficacité devant le but.

Nabil Kouki est resté jusqu’à la 70’ sans réaction devant son dispositif bien contrecarré et carrément enrayé par l’entraîneur adverse Yousri Ben Kahla. Ce dernier a, avec intelligence,  aligné  un trio en pointe ( Baha Eddine  Mouelhi, Mohamed Ali Omri et Nacef Atoui) pour bloquer la relance du jeu à partir de la charnière centrale du CSS (Habchia, Mondeko, Mathlouthi). Derrière eux, il a mis en place un premier rideau défensif avancé composé de trois récupérateurs inlassables (Frej Ajroud, Charfeddine Ouni et Haroun Ben Ameur). Dans l’axe de sa défense, les deux étrangers Batiano Ibrahima Bertrand et Amadou Ba et le capitaine Mossâab Lâajili ont rayonné et pris le dessus sur leurs vis-à-vis.

Cette toile d’araignée tissée de main de maître par Yousri Ben Kahla a été un véritable rouleau compresseur qui a asphyxié le dispositif du CSS, lui concédant une possession stérile, mais bloquant toutes les issues sur les deux couloirs et l’empêchant de développer le jeu et de créer une multitude d’occasions. Quand Dahmen a pris un but à la demi-heure de jeu, le schéma de Yousri Ben Kahla a connu son scénario parfait. Ali Mâaloul, le pion-clé par qui tout passe au CSS, a été mis sous l’éteignoir. Et quand une équipe est hyper dépendante d’un seul joueur, elle est très facile à neutraliser. Malgré tous les changements opérés par Nabil Kouki (entrée de Hasamadou, Diarra, Dhouib, Sghaier et Mutebi ) et les 8 minutes de temps additionnel, le score n’a pas changé et le PSSE n’a pas été privé d’un succès bien mérité. Le CSS a perdu trois points précieux dans un match à «l’extérieur» qu’elle a eu l’avantage de jouer devant son public. Les dégâts vont être assez lourds s’il n’y a pas un sursaut dans les deux matches en Coupe de la CAF aux dépens de l’Afad Plateau. Seule une qualification à la phase de groupes pourrait éteindre pas d’un coup mais en partie la malédiction de cet échec cuisant.   

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Auteur

Hédi JENNY

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