Tunisie : 1 515 personnes arrêtées dans le cadre de la lutte contre la drogue en septembre
Les unités de la Garde nationale ont arrêté 1 515 personnes et saisi plusieurs quantités de stupéfiants au cours du mois de septembre, dans le cadre des opérations de lutte contre le trafic de drogue, selon une vidéo publiée par la Direction générale de la Garde nationale sur sa page officielle.
Les saisies portent notamment sur 110 plaquettes de cannabis, communément appelé “zatla” en Tunisie, 3 kilogrammes de cocaïne, 25 000 comprimés stupéfiants ainsi que 338 morceaux de cannabis de différentes tailles.
Parmi les personnes arrêtées figure un individu faisant l’objet de 52 avis de recherche émis par différentes structures sécuritaires et judiciaires. Un autre individu, évadé de prison lors des événements de la révolution, a également été interpellé. Il faisait l’objet de cinq avis de recherche et avait été condamné à 30 ans de prison pour trafic de stupéfiants.
Vers une révision de la loi sur les stupéfiants
Parallèlement aux opérations sécuritaires, la Tunisie envisage de réviser la loi n° 52 du 18 mai 1992 relative aux stupéfiants, afin de renforcer les mécanismes de lutte contre le trafic et de démanteler les réseaux de criminalité organisée.
Cette révision intervient dans un contexte marqué par l’évolution des infractions liées aux drogues et par l’essor des réseaux opérant aux niveaux local, régional et international, notamment grâce au recours aux nouvelles technologies de communication.
Ces éléments ont été soulignés par Mohamed Ali Chaïbi, chef du service de lutte contre les stupéfiants à la Direction de la police judiciaire d’El Gorjani, dans une déclaration médiatique datée du 10 septembre 2026.
Une campagne de prévention des risques liés aux drogues
Sur le volet préventif, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a lancé, en septembre, la première phase d’un programme national de communication visant à prévenir les risques liés aux drogues à travers les réseaux sociaux.
Cette initiative est menée en collaboration avec d’autres ministères, des établissements de médias publics ainsi que des organisations et associations partenaires.
Elle s’inscrit dans une démarche de sensibilisation aux dangers des stupéfiants, en complément des efforts sécuritaires engagés contre le trafic et les réseaux de distribution.
S.R



