Top 2% Scientists 2026 : la Tunisie brille en économie et gestion avec cinq chercheurs de renommée mondiale
De la Manouba à Sfax et Jendouba, cinq chercheurs en économie, en gestion et en comptabilité figurent dans la sélection tunisienne du classement Stanford–Elsevier publié en 2026, connu sous le nom de World’s Top 2% Scientists. Naima Lassoued, de l’École supérieure de commerce de Tunis (Université de la Manouba), obtient le meilleur rang mondial général de ce groupe. Sa collègue Imen Khanchel, de la même école, y figure également, tandis que plusieurs autres chercheurs se distinguent dans leur spécialité.
La visibilité internationale de la recherche tunisienne se construit aussi dans les sciences économiques et de gestion. Derrière les indicateurs et les positions occupées dans les classements, ces disciplines abordent des questions qui concernent les entreprises, les institutions et les citoyens : gouvernance, information comptable, financement ou relations entre économie et environnement.
La sélection étudiée rassemble cinq chercheurs affiliés à des établissements tunisiens : Naima Lassoued, Hichem Khlif, Imen Khanchel, Anis Jarboui et Tarek Ghazouani. Leurs résultats témoignent de la présence de plusieurs pôles universitaires du pays dans la recherche internationale. Ils doivent toutefois être lus en distinguant le rang général, toutes disciplines confondues, de la position obtenue dans chaque spécialité.
ESC Tunis : Naima Lassoued, le meilleur rang général du groupe
Affiliée à l’École supérieure de commerce de Tunis, rattachée à l’Université de la Manouba, Naima Lassoued occupe la 48 748ᵉ place mondiale toutes disciplines confondues, dans la version du classement incluant les autocitations. Elle signe ainsi le meilleur rang général parmi les cinq chercheurs de la sélection examinée.
En gestion et management, sa spécialité principale, elle se situe à la 1 186ᵉ place parmi 68 786 auteurs, soit dans les 2 % les mieux classés selon l’indicateur utilisé. La comptabilité apparaît comme son deuxième domaine de publication.
Le tableau lui attribue 61 publications et situe sa première publication en 2012. Ces données dessinent un parcours dont les travaux ont acquis une visibilité mesurable dans la littérature scientifique internationale.
Également à l’École supérieure de commerce de Tunis, Imen Khanchel se distingue en gestion et management. Elle occupe la 59 528ᵉ place mondiale au classement général et la 1 391ᵉ dans sa spécialité. Comme pour Naima Lassoued, la comptabilité constitue son deuxième domaine de publication. Avec ces deux chercheuses, l’ESC Tunis est le seul établissement à compter deux représentantes dans cette sélection, ce qui lui confère une visibilité particulière en sciences de gestion.
À Sfax, la comptabilité et la gestion bien représentées
Hichem Khlif, affilié à l’Université de Sfax, obtient un résultat notable en comptabilité : il se classe 142ᵉ parmi 7 240 auteurs de cette spécialité. Cette position le situe, lui aussi, dans les 2 % les mieux classés de sa catégorie.
Son résultat illustre l’intérêt d’une lecture par discipline. Le rang général permet de situer un chercheur dans l’ensemble de la base, tandis que le rang spécialisé rend compte de sa position parmi les auteurs d’un même domaine.
À la Faculté des sciences économiques et de gestion de Sfax, Anis Jarboui figure pour sa part à la 2 053ᵉ place mondiale en gestion et management, avec la finance comme deuxième spécialité.
Le tableau recense 162 publications à son nom et 835 citations reçues en 2025, autocitations comprises. Il présente ainsi le nombre de publications et le volume annuel de citations les plus élevés du groupe étudié. Ces indicateurs éclairent une autre dimension de sa présence scientifique, distincte du seul rang mondial.
À Jendouba, l’économie au croisement de l’environnement
Tarek Ghazouani, de la Faculté des sciences juridiques, économiques et de gestion de Jendouba, complète ce panorama. Il occupe la 879ᵉ place parmi 54 592 auteurs en économie, soit une position dans les 2 % les mieux classés de cette catégorie.
Les sciences de l’environnement apparaissent comme son deuxième domaine de publication. Ce rapprochement inscrit son profil dans un espace de recherche où les questions économiques rencontrent les enjeux environnementaux.
À travers ces cinq parcours, le classement rend visibles des compétences réparties entre plusieurs établissements tunisiens. Il fournit aussi une occasion de mieux faire connaître les travaux concernés, leurs questions de recherche et leurs perspectives. Pour les universités, cette reconnaissance peut constituer un point d’appui afin de développer les collaborations scientifiques et de donner davantage de place aux chercheurs dans le débat public.
Comprendre le classement
La base internationale associée à Stanford et publiée par Elsevier, connue sous le nom de World’s Top 2% Scientists, repose sur un indicateur composite de citations, qui tient également compte de la contribution des auteurs aux publications. Sa mise à jour publiée le 7 octobre 2026 comprend un volet annuel portant sur les citations reçues en 2025.



