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Souveraineté alimentaire : Ezzeddine Ben Cheikh prône l’agriculture intelligente et la numérisation des barrages 

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  • 16 octobre 2026
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Souveraineté alimentaire : Ezzeddine Ben Cheikh prône l’agriculture intelligente et la numérisation des barrages 

A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, correspondant au 16 octobre de chaque année, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a confirmé aujourd’hui, que la concrétisation du slogan de la Journée pour l’année 2026, baptisée « L’innovation aujourd’hui pour garantir l’alimentation de demain », passe inévitablement par le lien entre l’innovation et la recherche scientifique agricole, l’enseignement supérieur et l’orientation, dans la mesure où la connaissance et la technologie sont des leviers pour moderniser les systèmes productifs et par ricochet, renforcer la souveraineté alimentaire nationale face aux changements climatiques, à la récurrence des années de sécheresse et à la rareté des ressources en eau.

Dans une allocution prononcée à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation au siège du ministère, le ministre a indiqué que le système de recherche scientifique agricole représente une véritable locomotive pour la transformation et un pilier fondamental de la souveraineté alimentaire. Et ce, à travers l’extraction de variétés végétales et de souches animales à même de résister à la sécheresse et aux maladies et de s’adapter aux changements climatiques, ainsi que le transfert des résultats scientifiques en applications de terrain, répondant ainsi aux besoins des agriculteurs. Il a insisté dans ce sens sur l’importance de renforcer le lien entre les institutions de recherche scientifique, les chercheurs, les agriculteurs et les entreprises émergentes, de manière à permettre le transfert de technologie et le développement de l’orientation agricole intelligente, aux côtés de l’aménagement d’un environnement motivant pour les jeunes compétences, les ingénieurs et les techniciens. Et ce, dans le but de lancer des projets agricoles modernes déployant l’intelligence artificielle, les applications numériques et la valorisation des ressources nationales.

Il a considéré que « la sécurité alimentaire durable exige l’adoption d’une approche globale et intégrée des différents systèmes agricoles, hydriques, forestiers et maritimes, de façon à garantir la modernisation des méthodes de production et le renforcement de la capacité du secteur à faire face aux pressions climatiques et économiques », note-t-il. Le ministre a mis en évidence que la gestion des ressources en eau représente un pilier fondamental pour toute renaissance agricole. « Il est nécessaire de déployer l’innovation technique et technologique pour rationaliser la gestion des ressources en eau traditionnelles et non traditionnelles, à travers l’adoption des techniques de collecte intelligente, le contrôle numérique des réseaux de barrages et de canaux, l’extension du dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux traitées, en plus du développement des techniques d’irrigation économes en eau ».

Céréaliculture

Il a par ailleurs mis l’accent sur l’importance de développer le système des grandes cultures ainsi que celui des céréales tant ces cultures représentent le pilier de la sécurité alimentaire nationale. Et ce, prône-t-il, « à travers l’extraction de semences plus adaptées aux changements climatiques, l’adoption des technologies modernes, la poursuite de la valorisation du système des arbres fruitiers, les plantations d’oliviers ainsi que l’élévation de la qualité de leurs produits et de leur capacité d’exportation ». Ben Cheikh a également abordé la nécessité de soutenir le système de la production animale, des produits laitiers et des éleveurs de bétail. « Il faut développer des aliments alternatifs et durables pour les animaux et il faut renforcer la gestion rationnelle et durable des richesses marines et de l’aquaculture, en tant que source fondamentale de protéines », note-t-il.

Secteur forestier

Durant son intervention, le ministre de l’Agriculture a consacré un espace important au secteur forestier et aux systèmes écologiques pastoraux, confirmant que les forêts en Tunisie ne représentent pas un simple couvert végétal ou une richesse en bois, mais une véritable assise stratégique pour les sécurités alimentaire et hydrique et pour l’équilibre climatique, en plus de leur rôle dans la protection du sol et des ressources naturelles. « Il est crucial d’innover dans le développement intégré des zones forestières, à travers l’intégration des habitants des zones adjacentes aux forêts dans le circuit économique, et le soutien des chaînes de valeur des produits forestiers non ligneux, à l’instar des plantes médicales et aromatiques, des pins, du caroubier et du miel des forêts. Et ce, de manière à permettre la valorisation de ces ressources et la création d’une valeur ajoutée et d’opportunités de subsistance durables », insiste-t-il.

Il a également mis en relief le rôle environnemental des forêts dans la limitation de l’érosion du sol, la protection des barrages contre les sédiments et la contribution à l’alimentation des nappes phréatiques souterraines, appelant à déployer les solutions technologiques modernes et les systèmes d’alerte précoce pour surveiller la richesse forestière et prévenir les incendies et les coupes anarchiques, en plus du reboisement des superficies endommagées par des variétés locales mieux adaptées aux changements climatiques.

Le ministre a valorisé, dans un contexte connexe, la coopération avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et les autres partenaires internationaux et régionaux, saluant leur soutien aux projets et programmes orientés vers les domaines forestiers, hydriques et du développement durable en Tunisie.

Il a affirmé que l’innovation dans l’agriculture et la gestion des ressources forestières et hydriques représente un pont vers un avenir plus sûr et plus durable, mettant en évidence que garantir l’alimentation des générations futures exige une complémentarité des systèmes agricoles, la conjugaison des efforts des différents intervenants et la mise à disposition de la recherche scientifique et de la technologie au service de la souveraineté alimentaire nationale.

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Auteur

La Presse

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