Tunisie : les heures creuses aux établissements scolaires confrontées au manque de moyens
La réforme du temps scolaire en Tunisie se heurte encore à plusieurs difficultés liées notamment au manque d’infrastructures et de personnel d’encadrement dans les établissements éducatifs.
La mesure mise en place pour mieux protéger les élèves et réduire certains comportements à risque reste, en effet, appliquée de manière inégale selon les moyens disponibles dans chaque établissement.
La plupart des écoles, collèges et lycées sont confrontés à un nombre limité de salles de classe ainsi qu’à un manque important de surveillants et de surveillants généraux.
Une réforme qui nécessite une mobilisation nationale
Dans ce contexte, la réussite de cette réforme ne peut reposer uniquement sur les établissements scolaires. Elle nécessite l’implication des différents ministères concernés, mais également de la société civile et des parents.
L’objectif serait d’engager un dialogue national autour de l’organisation du temps scolaire et des moyens nécessaires pour accompagner efficacement les élèves en dehors des heures de cours.
La question des infrastructures reste également centrale. Le spécialiste en sociologie éducative Mohamed Nakoua a souligné, dans une déclaration à l’agence TAP, que la mise en œuvre de cette décision devrait s’accompagner du développement d’activités parallèles au sein même des établissements scolaires.
Il a notamment relevé le manque de salles destinées à la révision ainsi que l’insuffisance du nombre de professionnels capables d’encadrer ces activités.
Plus de 6 100 établissements éducatifs en Tunisie
Les données officielles permettent de mesurer les capacités actuellement disponibles dans le système éducatif tunisien.
La Tunisie compte 6 108 établissements éducatifs, qui disposent notamment d’espaces dédiés au sport, à la lecture et à la révision.
Le réseau éducatif comprend également 464 salles de sport couvertes, 1 365 salles de lecture et de révision ainsi que 1 042 bibliothèques dans les collèges et les lycées.
Ces chiffres mettent en évidence les défis auxquels doit faire face toute réforme du temps scolaire, notamment en matière d’infrastructures, d’encadrement et d’activités complémentaires destinées aux élèves.



