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Coupe de la CAF – L’ESZ s’écroule devant le Real Bamako : Une contre-performance chèrement payée…

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  • 19 octobre 2026
  • 4 min de lecture
Coupe de la CAF – L’ESZ s’écroule devant le Real Bamako : Une contre-performance chèrement payée…
crédit photo : © Mokhtar HMIMA

A cause d’une mauvaise approche tactique du match contre les redoutables Scorpions, l’entraîneur Chokri Khatoui est passé à côté de son premier rendez-vous africain à la tête de l’ESZ.

La Presse —   Vingt minutes à peine dans la première période de jeu ont suffi à l’AS Real Bamako pour mettre l’ESZ à genoux !  Les Maliens avaient bien raison de jubiler après le but de Fousseyni Tangara (24’) et le doublé de leur maestro André Kamate (45’ et 45 ‘ + 3). Ils n’avaient pas, en effet, imaginé une entame de match aussi facile face à une équipe qui évoluait à domicile. Assommés, crucifiés sur trois actions rapides, les mots ne sont pas assez forts pour décrire le naufrage des «Sang et Or» de Zarzis dans ce match aller du deuxième tour de la Coupe de la CAF. Dans sa conférence de presse d’après-match, Chokhri Khatoui a été évasif pour expliquer ce revers. Il a tourné autour du pot, parlant de « dix bonnes premières minutes avant que ses joueurs ne succombent devant le raz-de-marée de leurs adversaires » sans expliquer réellement les raisons d’une telle prestation médiocre qui compromet les chances de son équipe de passer en phase de groupes.

Un pari perdu   

Chokri Khatoui a insisté deux fois sur la phrase « un jour sans de tout le groupe » mais pas un mot sur la révolution qu’il a entreprise dans le système de jeu et qui a sa grosse part de responsabilité dans cette déroute. Ça fait plus de trois ans que l’ESZ sous la houlette d’Anis Boujelbène, Ghazi Ghrairi et Moncef Mcharek a été rodé au 3 – 5 – 2. Pourquoi ce brusque changement et cette reconversion fatale pour une défense à quatre qui a chambardé tout le dispositif et qui a fragilisé ce point fort de l’ESZ qu’étaient son animation défensive et son jeu performant en transitions rapides ? D’autant plus que le forfait pour ce match-clé du meilleur atout défensif, Sadok Touj, aurait dû inciter Chokri Khatoui  à prendre des précautions avec une paire centrale  nouvelle Mustapha Samb – Lamjed Rjili pas encore bien soudée. D’autant plus aussi que l’autre pierre angulaire de la charnière, Mohamed Firas Ghouma, vient à peine de rempiler pour une saison supplémentaire. Il a suffi que le milieu défensif central David Roy Nyengue  soit dans un mauvais jour, que le duo Yassine Kasseh-Hamadi Jertila cale dans le travail de récupération à l’entrejeu pour que les Scorpions du Réal Bamako dominent  le débat et survolent la rencontre. Ces derniers ont gagné tous les duels, ont été plus rapides sur les deuxièmes balles et n’ont pas tardé à traduire leur supériorité manifeste avec trois ballons logés dans la cage de Seifeddine Charfi. Le sort du match était scellé malgré les correctifs en seconde mi-temps et le baroud d’honneur de Hamdi Lâabidi avec ce penalty dans les arrêts de jeu (90 + 3) qui a réduit l’écart. C’était bien tard pour remettre les pendules à l’heure. Chokri Khatoui croit-il vraiment à ce possible sursaut d’orgueil lors du match retour et à une spectaculaire remontada de ses joueurs? ».  En football tout est, en effet, envisageable, y compris les scénarios les plus inimaginables. Mais il ne faut pas trop se bercer d’illusions, car il faudrait une victoire en terre adverse par 3 à 1 pour revenir à égalité et arriver aux tirs au but ou un écart de pas moins de trois buts pour que le miracle ait lieu.

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Auteur

Hédi JENNY

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