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PLF 2027 : Maher Ketari annonce un virage vers l’investissement et rationalise les amendements parlementaires

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  • 21 octobre 2026
  • 2 min de lecture
PLF 2027 : Maher Ketari annonce un virage vers l’investissement et rationalise les amendements parlementaires

« Le projet de loi de finances pour l’année 2027 se distingue par une nette orientation en faveur de l’investissement, marquant une rupture avec l’exercice 2026 qui revêtait un caractère essentiellement social », c’est ce qu’a affirmé le président de la commission des finances, Maher Ketari, à l’occasion du coup d’envoi des premières séances d’examen des dispositions budgétaires de l’année 2027.

S’exprimant au micro Jawhara FM, Maher Ketari a annoncé que la commission procèdera, mercredi prochain, à l’audition du ministre de l’Économie afin de débattre du cadre macroéconomique général, avant de mener un débat approfondi avec la ministre des Finances sur l’architecture globale du projet de loi. 

« Afin d’optimiser la qualité des débats et d’éviter l’engorgement législatif constaté lors de la précédente session, où plus de 140 articles additionnels avaient été soumis, une coordination étroite a été engagée avec les chefs des blocs parlementaires pour plafonner les propositions d’amendements à un maximum de quatre articles par groupe », a-t-il indiqué. Tout en saluant les mesures d’appui aux petites et moyennes entreprises et l’incitation à l’investissement, le président de la commission a toutefois estimé que les mécanismes actuels demeurent parcellaires, plaidant pour des incitations plus vigoureuses en faveur de l’agriculture, de l’industrie nationale et de la compétitivité à l’exportation.

De son côté, Issam Chouchane, député et membre de la commission, a nuancé cette analyse en soulignant que les orientations stratégiques du projet s’inscrivent dans la continuité des exercices précédents, tout en maintenant un équilibre délicat entre la relance économique et la préservation du rôle social de l’État. 

Il a jugé indispensable la tenue d’une séance d’évaluation conjointe avec le pouvoir exécutif afin d’analyser le taux d’exécution du budget 2026 sur ses six premiers mois avant d’entamer l’examen article par article du nouveau texte. Le parlementaire a également émis des réserves quant à la capacité du projet de loi à générer une croissance réelle, avertissant que « les mesures d’allègement des charges patronales de sécurité sociale prévues pour la période 2027-2030, bien qu’encourageantes pour les startups et les micro-entreprises, restent insuffisantes pour atteindre l’objectif de croissance ambitieux fixé à 3,1% ».

 

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Auteur

La Presse

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