« Aucun algorithme ne remplace l’examen clinique direct » : le ton est donné par le professeur Riadh Daghfous, directeur général du Centre national de pharmacovigilance et président de la Société tunisienne de pharmacologie.
S’exprimant à l’occasion du 4ᵉ congrès annuel de son organisation à Hammamet Sud, au côté de pontes internationaux de la discipline, l’expert médical dresse, dans une déclaration à Mosaique FM , les contours d’une pharmacologie moderne mais sous contrôle strict.
S’il préconise un recours encadré à l’intelligence artificielle pour accélérer le traitement des données et améliorer la qualité de la pharmacovigilance, le praticien met en garde contre la dérive des autodiagnostics via des applications grand public. Selon lui, les avancées algorithmiques ne doivent jamais occulter la primauté de la consultation médicale et du suivi direct du patient.
Au-delà du virage numérique, le président de la société savante plaide pour une diversification des approches thérapeutiques. La rencontre met ainsi en lumière la consolidation des programmes de bioéquivalence et l’intégration progressive de l’art-thérapie. Bien que cette dernière ne soit pas enseignée comme une spécialité médicale autonome dans les universités tunisiennes, elle s’impose désormais comme un outil complémentaire précieux pour enrichir la prise en charge globale du malade.



