Editorial

Trois axes pour une meilleure compétitivité des PME

  • 22 octobre 2026
  • 3 min de lecture
Trois axes pour une meilleure compétitivité des PME

Le terme de «souveraineté» est un credo qui revient, désormais, à tout bout de champ pour mettre l’accent sur le fait de pouvoir préserver l’indépendance de décision tout en comptant sur soi quant à la production et aux sources de revenus. Toutefois, même si l’on s’entoure de concepts essentiels, il n’en demeure pas moins qu’il est utile, voire nécessaire, de disposer de certaines compétences dites stratégiques afin de sécuriser les éventuelles dépendances et de nouer, en cas de nécessité, des partenariats solides.

C’est ce qui ressort de la tenue de la première édition des «Dialogues de l’industrie tunisienne» (Tunisia Industry Talks 2026), organisée à l’initiative de la Conect et de la Fondation Konrad-Adenauer (KAS), au cours de laquelle le président de la Conect a mis en relief la résilience des entreprises tunisiennes, en général, et celle des PME, en particulier.

En effet, il convient de mettre en exergue la capacité des PME tunisiennes à sauvegarder les emplois et à maintenir leurs activités en dépit d’une conjoncture internationale difficile avec une succession de crises dont notamment les pandémies, les tensions sociales et autres affrontements dans plusieurs contrées de la planète Terre, ce qui a engendré de multiples ruptures en matière d’approvisionnement et de transport des produits énergétiques et autres hydrocarbures.

Il ne faut pas omettre de mentionner qu’il est impératif d’accorder l’importance qu’il faut aux diverses chaînes de valeur, dont notamment l’assimilation des bienfaits de l’ingénierie, de la recherche scientifique et du développement technologique, sans oublier l’obligation de renforcer les liens entre le monde de l’entreprise, de l’Université et les écosystèmes d’innovation afin de bien ancrer le savoir-faire au sein des entreprises.

Autant dire la nécessité de permettre un accès fluide à une énergie, à la fois durable et compétitive, des financements adaptés, une logistique performante ainsi que l’adoption de l’intelligence artificielle par lesdites PME.

D’ailleurs, le ministre en charge de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a insisté, lors de la même occasion, sur les trois axes prioritaires à améliorer en vue de voir la réussite d’une réelle compétitivité des entreprises nationales, en l’occurrence un meilleur essor de l’industrie 4.0, un meilleur financement des entreprises pour en assurer la modernisation des équipements et, bien entendu, la transition et l’efficacité énergétique.

En définitive, les diverses parties prenantes s’accordent à qualifier ces trois données de véritables chantiers prioritaires, voire de feuille de route incontournable dans le but évident d’assurer la compétitivité et la transformation de l’industrie tunisienne pour être durable et résiliente.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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