Prêts d’honneur : comment contester un refus bancaire, selon un expert fiscal
Le conseiller fiscal et universitaire Mohamed Salah Ayari a dénoncé, vendredi 23 octobre 2026, l’introduction par certaines banques de conditions supplémentaires pour l’octroi des prêts d’honneur, affirmant que celles-ci ne figurent ni dans la loi régissant ce dispositif ni dans le décret n° 148 du 23 juillet 2026. Il appelle à une meilleure transparence dans le traitement des demandes et à la mise en place d’une plateforme numérique unifiée pour l’ensemble des banques.
Intervenant sur Jawhara FM, le membre de l’Union des experts fiscaux arabes a indiqué que le dispositif avait suscité un intérêt important auprès des citoyens. Toutefois, certaines conditions qu’il juge contraignantes auraient entravé l’octroi des prêts aux personnes déjà inscrites sur les plateformes dédiées.
Mohamed Salah Ayari estime que les banques doivent notifier aux demandeurs leur décision, qu’il s’agisse d’une acceptation ou d’un refus. En cas de rejet, elles devraient également motiver leur réponse afin de permettre aux citoyens de comprendre les raisons de la décision.
Le conseiller fiscal a, par ailleurs, rappelé que les personnes estimant avoir subi des dépassements de la part d’un établissement bancaire peuvent saisir la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour déposer une plainte. Il a précisé que le gouverneur de la BCT est habilité, selon lui, à sanctionner les banques contrevenantes.
Pour prévenir les irrégularités et harmoniser les procédures, Mohamed Salah Ayari préconise la création d’une plateforme numérique commune à toutes les banques, destinée à encadrer le traitement des demandes de prêts d’honneur.
En prévision de la prochaine campagne, il a enfin invité les citoyens intéressés à s’inscrire sur la plateforme dédiée dès le début de 2027, dans l’attente de la fixation des taux de rémunération applicables aux banques.



