Coupe de la CAF – 2e tour préliminaire – CSS-AFAD (18h00) : Ne pas sacrifier la manière
L’enjeu de ce second round avec les Ivoiriens, facilité un peu par le résultat à Abidjan, ne doit pas être seulement la qualification sans une rassurante prestation.
La Presse — En exhortant ses joueurs à considérer le match du 17 octobre contre l’Afad Plateau ivoirien comme une finale pour se qualifier à la phase de groupes, l’entraîneur Mohamed Kouki a voulu sceller le sort de cette qualification par une victoire dès le match aller. Il est rentré avec le verre à moitié plein et un nul par 1 à 1 qui n’assure pas cette qualification et ne fait pas de la deuxième manche de ce soir une simple formalité. Il va falloir au CSS disputer une autre bataille et livrer un match plein pour se qualifier haut la main. Ses fans attendent sur des charbons ardents ce retour à la phase de groupes qui ouvrira la voie à des duels au sommet avec des clubs phares du continent. Mais ils attendent aussi un autre visage plus gai de l’équipe et un football plus attractif
Une nouvelle animation offensive
Un tel vœu ne pourra être exaucé que par un changement de stratégie de jeu de la part de Mohamed Kouki. La recette est simple: une défense classique à quatre menée par un Kévin Mondeko rayonnant, avec Hamza Mathlouthi dans son meilleur registre et Mohamed Salah Mhadhebi à la place de Rayan Derbali en baisse de forme et sans grand apport. Un milieu à quatre aussi avec le duo Hasamadou – Mbé comme pivots et deux milieux offensifs créateurs, Trayi, indiscutable sur le côté droit, et Mutyaba et Trabelsi en ballottage constant pour le poste de régisseur et trait d’union. Il doit aligner un vrai joueur de percées sur le couloir droit ( Belwafi ou Dhouib) pour bien équilibrer le jeu avec le côté gauche opposé qui devra être libéré pour les montées de Maâloul. Mohamed Kouki doit être convaincu que la métamorphose dans le jeu ne colle pas ou plus avec l’ADN du CSS dont le style de jeu a toujours été basé sur l’attaque placée et sur la densité et la puissance de son compartiment offensif.



