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Le CAB fait plier l’ESHS: Une victoire qui tombe à pic !

  • 25 octobre 2026
  • 4 min de lecture
Le CAB fait plier l’ESHS: Une victoire qui tombe à pic !

Les Cabistes ont arrêté la spirale des mauvais résultats…

La Presse —C’était un peu prévisible! Le CAB faisait pratiquement du surplace depuis son match, à Bizerte, face à l’OB. Et celui qui n’avance pas recule. La venue de l’ESHS au Stade 15-Octobre constituait donc une belle opportunité pour les Cabistes de se ressaisir. Mais quand on connaît le classement de l’adversaire dans le bas du tableau, ce n’était pas gagné d’avance! Seulement la volonté de bien faire des locaux était très forte car un nouveau faux pas à domicile aurait plongé l’équipe dans le doute, voire un début de crise. Mais pour réussir cette sortie, quels atouts le staff technique peuvait-il sortir de sa réserve? Rien d’autre que d’aligner la formation la plus compétitive triée dans un effectif toujours en perpétuel turn-over. On attendait Aziz Chaâbane en tant que milieu offensif, régisseur, mais on a eu la surprise de voir Rayen Rhimi, latéral gauche depuis toujours, titularisé à l’entrejeu. Dans le même temps, le jeune Gueblia, qu’on croyait faire partie définitivement de la colonne vertébrale de l’équipe, est relégué au banc des remplaçants. Puis l’entraîneur cabiste fait sortir Rhimi, promu à cette occasion milieu de terrain, et incorpore Bilel Ouni, défenseur à l’origine. Beaucoup de philosophie que même les observateurs les plus avertis s’en trouvaient déroutés. Mais pourquoi n’aligne-t-on pas d’entrée un onze de départ susceptible de donner satisfaction tout de suite? Ou préfère-t-on reculer pour mieux sauter? Quelle perte de temps ! Ou est-ce une stratégie de jeu du coach Azaiez pour avoir l’adversaire à l’usure?

Le résultat donne raison à l’entraîneur…

En football, tout compte fait, l’essentiel est de gagner, la victoire passant avant le beau jeu. Et puis, cette discipline n’est pas une science exacte. Il n’est plus besoin de faire du spectacle pour le spectacle. Le résultat prime et chaque technicien est sous pression en permanence. L’entraîneur Mohamed Azaiez a su gagner contre l’ESHS sans que son équipe ne livre une grande prestation. Les changements effectués en seconde mi-temps ont donné plus d’animation au CAB dans l’ensemble. En effet, Aziz Chaâbane, qui a relayé Rhimi donc, a apporté plus de fraîcheur à ses coéquipiers de l’attaque. Ce regain de forme a stimulé les latéraux droit et gauche pour monter plus souvent sur leurs flancs respectifs. Et justement sur l’une de ses montées incessantes,  Guessmi, à droite, parvient à centrer le ballon  jusqu’à Timi qui reprend en pleine lucarne. Puis, l’incorporation de Midani à la place de Chihi et le remplacement de Timi, auteur du deuxième but, par Berrima, ont davantage métamorphosé le jeu du CAB qui a terminé le match en roue libre, ajoutant un troisième but sur penalty. «Tous les joueurs se dépensent à fond pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Et quand ils ne peuvent plus maintenir le même rythme ou bien que nous constatons des défaillances, nous effectuons le coaching nécessaire pour redonner un nouveau souffle à l’équipe», a déclaré Mohamed Azaiez à l’issue des débats justifiant ainsi la métamorphose du CAB en seconde période de jeu. L’entraîneur cabiste est d’autant plus fier que ce succès est acquis haut la main alors que les conditions de travail ne sont pas optimales sur le plan matériel. «Je remercie les joueurs pour leur état d’esprit de gagneurs et leur bonne application sur le terrain.

Nous avons préparé ce match dans un contexte délicat. Nous avons récolté 11 points en six matches, ce qui n’est pas mal du tout dans pareilles situations», a-t-il dit, sur un ton grave. C’est d’ailleurs les mêmes réflexions qu’ont tenues Chihi et Guessmi à la fin de la rencontre. Un élan de solidarité est urgent de la part de tout le monde à Bizerte avant d’arriver au point de non-retour.

Auteur

Bechir SIFAOUI

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