AVC en Tunisie : entre 18 000 et 24 000 nouveaux cas par an
Les données officielles et médicales confirment que l’accident vasculaire cérébral (AVC) constitue un défi sanitaire, économique et social majeur en Tunisie, où entre 18 000 et 24 000 nouveaux cas sont enregistrés chaque année. Cette incidence élevée s’explique par la hausse des facteurs de risque liés au vieillissement de la population et à la progression des maladies chroniques, notamment l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité et le tabagisme.
C’est dans ce contexte que la Tunisie célèbre ce jeudi, à l’instar de la communauté internationale, la Journée mondiale de l’AVC organisée chaque 29 octobre. L’événement intervient au moment où le pays intensifie ses efforts pour limiter l’impact de cette pathologie, qui figure parmi les principales causes de mortalité et d’invalidité acquise à l’échelle nationale.
Face à cette lourde charge sanitaire, le ministère de la Santé, en collaboration avec les structures scientifiques et les associations médicales, en particulier les services de neurologie de l’Institut national de neurologie et des CHU, a renforcé son action à travers le déploiement du plan national de prise en charge des patients victimes d’AVC.
Cette stratégie repose sur plusieurs axes prioritaires. D’une part, l’accent est mis sur la généralisation des soins d’urgence en favorisant la thrombolyse précoce et son déploiement rapide au sein des services d’urgence à travers les différentes régions du pays, la prise en charge médicale au cours des premières heures s’avérant déterminante pour réduire significativement la mortalité et les séquelles irréversibles. D’autre part, la prévention et la lutte contre les maladies chroniques occupent une place centrale grâce à la mise en place de programmes nationaux de sensibilisation et de contrôle du diabète et de l’hypertension, tout en encourageant des modes de vie sains. Enfin, le renforcement de la vigilance citoyenne se traduit par l’organisation de campagnes d’information et de journées portes ouvertes dans les établissements de santé afin d’aider la population à identifier immédiatement les signes d’alerte, tels qu’une faiblesse soudaine d’un membre ou des troubles de la parole, et à solliciter sans délai les secours médicaux d’urgence.



