Société

Economie nationale : le secteur parallèle, un défi pour les finances publiques

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  • 29 octobre 2026
  • 3 min de lecture
Economie nationale : le secteur parallèle, un défi pour les finances publiques

Le commerce parallèle constitue un défi majeur pour les finances publiques en Tunisie, en raison de son impact sur les recettes fiscales, la concurrence entre les entreprises et l’intégration des activités économiques dans les circuits légaux. La ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, a alerté sur l’expansion de ce phénomène et annoncé un plan gouvernemental visant à en limiter les effets et à intégrer progressivement les activités concernées dans le secteur organisé.

Présentant jeudi les données relatives à l’exécution du budget de l’État pour 2026 devant les commissions des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts, la ministre a également révélé l’existence de formes de coopération entre certains secteurs organisés et le commerce parallèle. Elle a souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de suivi pour lutter contre les pratiques préjudiciables à l’économie formelle.

Selon Michket Slama Khaldi, l’expansion du secteur parallèle ne se limite pas à la concurrence exercée sur les entreprises légales. Elle réduit également l’intégration des activités économiques dans le système fiscal et réglementaire, affectant ainsi les ressources de l’État et l’égalité des conditions de concurrence entre les opérateurs.

Le gouvernement entend, à travers son plan d’action, élargir progressivement le périmètre de l’économie formelle et renforcer le respect des obligations fiscales et légales.

Sur le plan économique, la ministre a fait état d’une relative stabilité des indicateurs nationaux, malgré les risques internes et externes, notamment les répercussions de la crise géopolitique au Moyen-Orient sur les échanges commerciaux, les marchés mondiaux et les prix de l’énergie.

Les données relatives à l’exécution du budget 2026 font ressortir une hausse de 13,1 % des importations, contre 8,6 % pour les exportations, un écart susceptible d’accentuer les pressions sur la balance commerciale et les besoins de financement extérieur.

Les échanges de produits alimentaires ont toutefois enregistré un excédent, soutenu notamment par la production agricole nationale et la contribution du secteur privé aux industries agroalimentaires.

En revanche, le déficit commercial énergétique a atteint 10,48 milliards de dinars, représentant près de 50 % du déficit commercial global, selon les chiffres présentés par la ministre.

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Auteur

La Presse

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