Hammamet : trois jeunes femmes soupçonnées d’avoir drogué et dépouillé des touristes
Trois jeunes femmes âgées de 18 à 20 ans ont été placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête portant sur des vols présumés commis au préjudice de touristes étrangers, notamment italiens, et d’hommes d’affaires tunisiens et étrangers dans la région de Hammamet, dans le gouvernorat de Nabeul. Les suspectes sont soupçonnées d’avoir drogué leurs victimes avant de leur dérober de l’argent et des objets de valeur, selon les informations rapportées au sujet de l’enquête.
D’après les premiers éléments de l’investigation, les faits présumés se seraient déroulés après des rencontres dans des établissements nocturnes et des lieux fréquentés par les visiteurs de la station balnéaire. Les suspectes auraient ensuite accompagné leurs victimes jusqu’à leur lieu de résidence ou leur hébergement, où elles auraient introduit des substances soporifiques ou stupéfiantes dans leurs boissons, notamment du café, afin de les neutraliser et de les dépouiller.
Les biens dérobés comprendraient des sommes d’argent, des montres de valeur et des téléphones portables. Les premières données de l’enquête font état de trois à quatre victimes potentielles, un bilan susceptible d’évoluer à mesure que les investigations progressent et que d’éventuelles autres victimes se manifestent auprès des autorités.
Les recherches auraient également permis d’identifier un logement loué à Korba, dans le gouvernorat de Nabeul, qui aurait servi de lieu de repli aux suspectes. Celles-ci auraient mené leurs activités présumées principalement durant la nuit à Hammamet.
La mise en garde à vue des trois jeunes femmes a été ordonnée dans le cadre d’une enquête menée en coordination avec le ministère public près le tribunal de première instance de Nabeul.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances exactes des faits et d’établir l’existence éventuelle d’autres ramifications. Les enquêteurs s’intéressent notamment à un homme originaire du Nord-Ouest tunisien, soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’organisation des opérations et la répartition des tâches entre les suspectes.
À ce stade, ces éléments relèvent des soupçons rapportés dans le cadre de l’enquête et ne préjugent pas de la culpabilité des personnes mises en cause.



