Une réunion conjointe s’est tenue jeudi soir au siège du ministère de l’Agriculture sous la co-présidence du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, et du ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid. Cette séance de travail a été dédiée à l’examen de la situation actuelle de la filière des viandes rouges, à ses perspectives de développement ainsi qu’aux mesures logistiques nécessaires pour sécuriser l’approvisionnement du marché national au cours de la période à venir.
Réunissant les hauts cadres des deux départements, cette séance exceptionnel de travail a également permis de faire le point sur l’état d’avancement du programme national de reconstitution du cheptel et d’assurer le suivi du plan d’action spécifique à la disponibilité des sacrifices de l’Aïd.
Les participants ont passé en revue les indicateurs généraux du secteur et les défis structurels majeurs auxquels font face les éleveurs. L’accent a été mis sur le programme national d’approvisionnement en animaux de sacrifice pour l’année 2027 où les deux ministres ont insisté sur l’impératif de réunir toutes les conditions de réussite de cette occasion de grande consommation. Et ce, à travers le déploiement de mesures concrètes capables de répondre à la demande des citoyens tout en préservant leur pouvoir d’achat.
Dans ce contexte, l’accent a été mis sur l’implication directe de la Société Ellouhoum dans le dispositif de l’Aïd 2027 et dans le programme de reconstitution du cheptel. Cette dynamique sera menée en partenariat avec l’Office des terres domaniales, l’Office national des aliments de bétail ainsi que l’Office de l’élevage et des pâturages. Ce travail collectif tend à restaurer les équilibres de la filière et consolider ses capacités de production à moyen et long termes.
Par ailleurs, les débats ont porté sur la problématique de la disponibilité des aliments de bétail, la maîtrise des coûts de production et la fixation du prix de référence. Les deux ministères prévoient, à ce titre, de renforcer les mécanismes d’encadrement au profit des éleveurs afin d’instaurer une relation de confiance et de les inciter à pérenniser et développer leurs activités, condition essentielle pour garantir la durabilité du secteur et stabiliser l’offre sur le marché intérieur.
En conclusion, les deux délégations ont convenu d’intensifier la coordination interministérielle et de multiplier les inspections sur le terrain pour mieux encadrer les prix des viandes rouges, assainir les circuits de distribution, garantir la transparence des transactions commerciales et, par ricochet, contrer toute pratique spéculative de nature à perturber les équilibres du marché.



