Transports : Rachid Amri chiffre à 4 millions de dinars le coût du vandalisme et déplore 362 blessés en deux ans
« Les pertes matérielles directes résultant des actes de vandalisme et des agressions ciblant le réseau de transport public national ont atteint environ 4 millions de dinars, englobant les dommages infligés aux rames de trains, de métros et aux parcs d’autobus », c’est le triste bilan révélé officiellement ce samedi 31 octobre 2026 par le ministre des Transports, Rachid Amri.
Dans une déclaration accordée aux médias en marge d’une campagne de sensibilisation consacrée aux dangers des atteintes contre les infrastructures de transport public, le ministre a déploré le fait que ces ressources financières auraient pu être réorientées vers l’investissement productif pour moderniser les réseaux de base et rehausser la qualité des prestations fournies aux usagers au lieu d’être consacrées à réparer les dégâts causés par des malfaiteurs irresponsables.
Il a toutefois souligné que le bilan humain demeure la conséquence la plus lourde et la plus douloureuse qui résulte de ce phénomène blâmable, faisant état de 362 personnes blessées au cours des années 2025 et 2026.
Rachid Amri a précisé que les préjudices ne se cantonnent pas aux seules destructions matérielles et aux coûts de réparation, mais se traduisent par une désorganisation profonde des plans de transport et une altération directe des intérêts quotidiens des citoyens. « Les retards répétés des bus, des trains et des métros génèrent un préjudice quotidien pour les usagers qui dépendent de ces services pour atteindre leurs destinations professionnelles ou personnelles à l’heure prévue », a-t-il noté. Le ministre a, en effet, mis en relief l’impact particulièrement lourd de ces perturbations sur les flux de citoyens se déplaçant vers les structures hospitalières pour des consultations médicales urgentes. « Beaucoup d’entre eux subissant de longs délais d’attente pour l’obtention de leurs rendez-vous thérapeutiques, outre les difficultés accrues pour les voyageurs en provenance des gouvernorats de l’intérieur du pays », indique-t-il. Réaffirmant que l’objectif stratégique du gouvernement consiste à garantir un service de transport public préservant la dignité des usagers et assurant des conditions de déplacement sécurisées et décentes, le responsable a appelé à une collaboration entre toutes les parties prenantes, notamment les parents, les corps éducatifs et les institutions médiatiques, afin d’éradiquer ce mal dès sa racine, d’ancrer une conscience civique auprès de la jeunesse et de juguler ces actes de sabotage.
Rachid Amri a conclu en insistant sur le fait que la sauvegarde du patrimoine public relève d’une coresponsabilité sociétale et que la mise à niveau des services ne dépend pas uniquement du renouvellement de la flotte, mais exige l’émergence d’une culture collective de protection de ces biens communautaires. « Le traitement de cette problématique ne saurait se limiter à la seule approche répressive, cela exige un travail éducatif continu pour inculquer le respect des biens de l’État et fortifier le sentiment de responsabilité citoyenne envers le secteur des transports », conclut-il



