Les accidents vasculaires cérébraux, deuxième cause de mortalité en Tunisie
L’accident vasculaire cérébral (AVC) représente la deuxième cause de mortalité en Tunisie, avec un taux de 56,7 décès pour 100 000 habitants. Face à ce constat alarmant dressé par le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens, l’organisme s’appuie sur le réseau des pharmacies d’officine — acteurs de première ligne du système de santé — pour sensibiliser le public à la prévention et à la maîtrise des facteurs de risque à travers cinq bonnes pratiques.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’AVC, célébrée chaque 29 octobre, l’Ordre appelle à l’arrêt du tabac, à la limitation de la consommation d’alcool et au suivi rigoureux de la tension artérielle, en particulier chez les sujets hypertendus. L’accent est également mis sur la stricte observance des traitements antidiabétiques et des médicaments hypolipémiants.
Outre l’adoption d’un mode de vie sain et d’un équilibre alimentaire adapté, l’instance souligne l’urgence de contacter immédiatement les services de secours (SAMU) dès l’apparition des premiers signes d’alerte : affaissement d’un côté du visage, faiblesse ou incapacité à lever un bras, et troubles de la parole.
Chaque année, la Tunisie enregistre entre 18 000 et 24 000 cas d’AVC, selon les données du ministère de la Santé. Pathologie redoutée, elle figure parmi les premières causes d’handicap acquis et de mortalité dans le pays. Pour faire face à cet enjeu majeur, le ministère a lancé le 12 septembre 2025 le Plan national de prise en charge des patients atteints d’AVC, en partenariat avec l’Union européenne via le programme « Essaha Aziza ».
Cette stratégie nationale vise à sauver des vies, réduire les séquelles d’invalidité, améliorer la qualité des soins et garantir un accès équitable aux traitements sur l’ensemble du territoire. Elle repose sur la réduction des disparités régionales, l’intégration de l’innovation technologique — notamment la télémédecine et l’hôpital virtuel —, ainsi que sur la mobilisation des compétences médicales et l’optimisation de la coordination interhospitalière.



