Société

Crise des tomates : Midani Dhaoui dénonce les marges des intermédiaires face à la flambée des prix

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  • 2 novembre 2026
  • 2 min de lecture
Crise des tomates : Midani Dhaoui dénonce les marges des intermédiaires face à la flambée des prix
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Le secteur de la tomate fait face à de profonds déséquilibres structurels, caractérisés notamment par l’absence d’actualisation de la tarification étatique officielle depuis environ cinq ou six ans, alors que les coûts de production ont enregistré une hausse sans précédent. C’est l’alerte lancée ce lundi 2 novembre par le président de l’Union tunisienne des agriculteurs, Midani Dhaoui.

Intervenant ce matin au micro de Jawhara FM, le responsable syndical a expliqué que la culture de la tomate s’articule autour de différentes campagnes, la principale étant la saison estivale de plein champ. « Celle-ci est destinée majoritairement à la transformation industrielle et à l’approvisionnement des marchés de frais et s’achève traditionnellement à la mi-juillet », précise-t-il. Il a ajouté que l’approvisionnement actuel du marché dépend donc de la campagne d’automne, dont les plantations s’effectuent au début du mois de juillet pour des récoltes débutant en août. « Ce calendrier expose directement les cultures à des vagues de chaleur extrême qui altèrent l’évolution et la qualité des plants, d’autant que les chutes de grêle et le développement de maladies phytosanitaires ont lourdement endommagé les rendements dans plusieurs bassins de production, provoquent des pertes massives et des perturbations sur les marchés de gros », souligne-t-il.

Midani Dhaoui a par ailleurs noté que les prix affichent des écarts disproportionnés entre le prix payé à la production et les tarifs pratiqués au niveau des grandes surfaces et des détaillants. « La tomate est proposée aux consommateurs à des niveaux élevés oscillant entre 5 et 6 dinars, voire plus, alors que la rémunération perçue par l’agriculteur ne dépasse pas quelques dinars, ce qui met en relief le rôle des intermédiaires spéculatifs qui grèvent le pouvoir d’achat des citoyens au détriment des producteurs réels », dénonce le syndicaliste. Le président de l’organisation a toutefois anticipé une baisse progressive des prix de certains légumes et fruits de saison au cours des prochaines semaines, à la faveur de l’entrée en production des cultures de primeurs.

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Auteur

La Presse

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