La Tunisie confirme son attractivité auprès des géants mondiaux de l’aéronautique. Positionnement géographique stratégique, tissu industriel interconnecté, partenariats public-privé solides et vivier d’ingénieurs qualifiés : autant d’atouts qui continuent de séduire les investisseurs internationaux. Selon Hatem Essoussi, directeur principal à l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur (FIPA), la Tunisie affiche d’ailleurs l’un des taux les plus élevés au monde de diplômés de l’enseignement supérieur dans les filières de l’ingénierie et des technologies.
Invité ce mardi 3 novembre 2026 sur les ondes de la Radio Nationale dans l’émission Yawm Saïd, Hatem Essoussi a révélé que le secteur compte désormais plus de 85 entreprises tunisiennes et étrangères, générant plus de 20 000 emplois directs. La majorité de ces acteurs mènent actuellement des opérations de modernisation, de mise à niveau et d’extension de leurs capacités de production.
Cette dynamique s’appuie sur une stratégie intégrée, alignant la formation universitaire et professionnelle sur les besoins spécifiques des industriels. Les indicateurs financiers témoignent de cette vitalité : en 2025, la valeur des exportations du secteur a atteint près de 1,74 milliard de dinars, portée par une croissance annuelle moyenne de 20,4 % au cours des quatre dernières années.
Le secteur poursuit sa trajectoire ascendante en 2026, affichant un taux de croissance de 12 %, tandis que le flux des investissements directs étrangers (IDE) enregistre une hausse remarquable de 30 % par rapport à l’année précédente.
Fort de ces résultats, le pays affiche des ambitions claires à l’horizon 2030 : porter le taux d’intégration locale à plus de 50 %, doubler la valeur des exportations et créer 10 000 nouveaux emplois. Pour Hatem Essoussi, la Tunisie dispose de toutes les cartes en main pour consolider son positionnement et s’imposer durablement comme une plateforme régionale incontournable de la construction et des composants aéronautiques.



