Radhia Jerbi alerte sur la gravité des nouvelles vagues de violence faites aux femmes
Le phénomène de la violence à l’égard des femmes ne se cantonne plus aux schémas conflictuels traditionnels, mais s’est étendu à des pratiques d’une gravité inédite exigeant une intervention publique immédiate et rigoureuse. C’est l’alerte lancée ce mardi par Radhia Jerbi, présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne et vice-présidente du Conseil international des femmes.
Intervenant ce matin du mardi 3 novembre 2026 au micro de Jawhara FM, la responsable a estimé que l’état actuel de la situation traduit une profonde crise sociétale, intimement liée à la paupérisation croissante du tissu social. Elle a précisé que cette précarité économique affecte de manière disproportionnée la population féminine, confrontée à des difficultés matérielles majeures qui placent de nombreuses épouses sous la contrainte financière de maintenir des relations conjugales violentes.
Radhia Jerbi a vivement critiqué la recrudescence des désistements et des abandons de poursuites judiciaires par les victimes au profit de leurs agresseurs, des décisions souvent dictées par des pressions sociales ou des impératifs de subsistance matérielle. La présidente de l’organisation a ainsi plaidé pour une intensification des efforts nationaux, exigeant une mobilisation accrue des structures étatiques et des composantes de la société civile afin de contrer avec la plus grande fermeté les discours systémiques et les campagnes orchestrées qui banalisent la haine et la violence contre les femmes, tout en appelant au déploiement de mécanismes de protection réels aptes à garantir la sécurité et la dignité des citoyennes.
Rappelons que durant l’année 2026, plusieurs actes de violences contre les femmes ont été observés. Ces crimes ne se limitent pas à l’agression physique, mais comptent des actes d’agression sexuelle, voire des violences ayant causé la mort des victimes… Cette cruauté contre les femmes dont les chiffres ne cessent de grimper, a suscité, à juste titre, des vagues d’indignation auprès de l’opinion publique qui ne cesse de se poser des questions quant à ce retour en force des agressions contre les femmes en Tunisie… Une question qui mérite un long point d’arrêt, des analyses profondes et des solutions urgentes.



