A la une Actualités

Kaïs Saïed : « Pas de concession sur le moindre millime appartenant au peuple »

Avatar photo
  • 3 novembre 2026
  • 4 min de lecture
Kaïs Saïed : « Pas de concession sur le moindre millime appartenant au peuple »
3 min de lecture

Le président de la République, Kaïs Saïed, a réaffirmé sa détermination à récupérer l’intégralité des fonds appartenant au peuple tunisien, assurant qu’aucune concession ne sera faite, même sur le moindre millime. Un message de fermeté adressé à ceux qui misent sur le temps ou les manœuvres dilatoires pour échapper à leurs obligations.

Lors d’une réunion tenue lundi 2 novembre 2026 au palais de Carthage avec le président de la Commission nationale de réconciliation pénale, Ali Abbès, le chef de l’État a fait le point sur l’avancement des travaux de cette instance et sur les nouvelles dispositions encadrant le processus de réconciliation pénale.

Réconciliation pénale : de nouveaux mécanismes pour accélérer les procédures

Cette rencontre intervient après la publication du décret-loi n°2 du 30 septembre 2026, modifiant le décret-loi n°13 du 20 mars 2022 relatif à la réconciliation pénale et à l’affectation de ses recettes.

Selon un communiqué de la présidence de la République, Kaïs Saïed a rappelé que ce processus avait fait l’objet, dès son lancement, de plusieurs tentatives d’entrave. Il a néanmoins souligné que la volonté de récupérer les fonds du peuple avait permis de poursuivre cette démarche et d’améliorer progressivement ses mécanismes juridiques et administratifs.

Le président de la République a notamment insisté sur la nécessité d’accélérer le traitement des dossiers, tout en préservant les principes fondamentaux de la réconciliation pénale.

Kaïs Saïed : aucune souplesse ne doit conduire au laxisme

Évoquant les procédures appliquées par la Commission nationale de réconciliation pénale avant la transmission des dossiers au Conseil de sécurité nationale, le chef de l’État a précisé que les mesures de souplesse introduites visent uniquement à faciliter et à accélérer leur examen.

Il a fermement rejeté toute interprétation de ces dispositions comme un assouplissement des exigences relatives à la récupération des fonds publics.

Pour Kaïs Saïed, l’amélioration des procédures ne saurait justifier un quelconque renoncement aux droits du peuple tunisien ni permettre de contourner les objectifs de la réconciliation pénale.

Fonds détournés : le temps ne fera pas disparaître les droits du peuple

Le président de la République a également adressé un avertissement à ceux qui comptent sur l’écoulement du temps, la prescription ou l’oubli pour échapper à leurs responsabilités.

Il a affirmé que les droits du peuple tunisien demeurent imprescriptibles dans le cadre de cette démarche, que les fonds concernés se trouvent sur le territoire national ou à l’étranger.

Rappelant les sacrifices consentis par les Tunisiens, Kaïs Saïed a souligné que les richesses récupérées doivent être mises au service de l’intérêt général et contribuer à répondre aux attentes de la population.

Un appel à régulariser les situations et à restaurer la confiance

Tout en maintenant une position ferme sur la récupération des fonds, le chef de l’État a indiqué que la voie de la réconciliation restait ouverte aux personnes souhaitant régulariser leur situation.

Il a toutefois mis en garde contre toute tentative de chantage, de manipulation ou de prolongation injustifiée des procédures.

Kaïs Saïed a également appelé à rassurer les citoyens et à restaurer leur confiance dans la capacité de l’État à récupérer les sommes qui leur reviennent.

En conclusion, le président de la République a réaffirmé que ni les années ni les décennies ne sauraient justifier l’abandon des droits du peuple tunisien, réitérant sa volonté de poursuivre le processus de récupération des fonds jusqu’à son aboutissement.

Avatar photo
Auteur

La Presse

You cannot copy content of this page