Intensification des agressions sionistes : Fattouh dénonce un ordre sioniste visant à spolier des terres en Cisjordanie
Les affrontements et les actions de résistance palestiniennes en Cisjordanie et à Al-Qods-Est se sont intensifiés en octobre dernier, en parallèle avec l’escalade des agressions des forces d’occupation sionistes et des colons, notamment contre les agriculteurs pendant la saison de la récolte des olives.
La Presse — Le président du Conseil national palestinien, Rouhi Fattouh, a dénoncé un ordre émis par l’occupation sioniste visant à saisir près de 2.650 hectares de terres au nord-ouest de Ramallah, en Cisjordanie occupée, soulignant que cette décision constituait un nouvel épisode d’un projet colonial visant à remodeler la géographie palestinienne et à imposer des faits sur le terrain par la force.
Il ne s’agit pas simplement d’une mesure militaire, mais également d’un outil pour étendre le contrôle colonial, fragmenter la Cisjordanie occupée, séparer les communautés palestiniennes, isoler les villages et les villes et couper la communication géographique entre eux, ouvrant ainsi la voie à la saisie de davantage de terres et à la consolidation de l’annexion de facto de terres palestiniennes, a indiqué Fattouh, cité par l’agence de presse palestinienne Wafa.
Ces mesures sont l’incarnation de la complicité dont bénéficient les colons sionistes de la part des autorités de l’occupation qui fournissent une couverture officielle aux projets de confiscation et de judaïsation, tandis que les attaques des colons contribuent à imposer de nouvelles réalités sur le terrain, dans le cadre d’une politique visant à en changer le caractère et l’identité, a-t-il expliqué.
Il a, en outre, souligné que ces mesures constituent une violation des règles du droit international et de la Quatrième Convention de Genève, appelant à une action internationale contraignante pour mettre fin aux accaparements de terres et traduire les responsables en justice, et pour empêcher que la Cisjordanie ne soit transformée en zones géographiques isolées et assiégées, ce qui compromet le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de son Etat indépendant, avec El-Qods comme capitale.
La résistance riposte à l’escalade des agressions sionistes
Les affrontements et les actions de résistance palestiniennes en Cisjordanie et à Al-Qods-Est se sont intensifiés en octobre dernier, en parallèle avec l’escalade des agressions des forces d’occupation sionistes et des colons, notamment contre les agriculteurs pendant la saison de la récolte des olives.
Le Centre d’information de Palestine Moa’ata a enregistré 420 actes de résistance contre les agressions des colons et des forces sionistes, comparativement à 190 en septembre, avec une augmentation de plus de 121%.
Selon les statistiques du Centre, le bilan se répartit entre 405 actions de résistance populaire et 15 opérations qualitatives, entraînant au cours du mois d’octobre la mort de deux soldats et la blessure de 11 autres sionistes, soldats et colons, contre un mort et trois blessés le mois précédent.
Au cours du mois dernier, l’Instance de lutte contre le Mur et la Colonisation a documenté 3133 agressions des forces d’occupation et des colons sionistes contre les Palestiniens, leurs terres et leurs biens, soit une augmentation de 52,8 % par rapport au mois précédent. Le bilan comprenait 1.764 agressions menées par les forces d’occupation et 1.369 agressions des colons, dont les attaques ont plus que doublé en un mois.
Les données du Centre palestinien Moa’ata montrent que les mouvements populaires ont constitué plus de 96% de l’ensemble des actions observées, avec 308 actions enregistrées dans le cadre des confrontations et des jets de pierres, 79 actions de résistance aux agressions des colons, ainsi que 12 manifestations et marches, et six cas de jets de bouteilles incendiaires et de pétards.
(Synthèse de médias)



