Le bureau national du syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées a réaffirmé, dans un communiqué explicatif publié ce vendredi 6 novembre 2026, son respect strict de l’ensemble des contrats, des conventions signées et des institutions de l’État, réitérant sa confiance dans la primauté du droit. L’organisation a souligné qu’il incombe aux institutions publiques de garantir le respect des lois et des engagements pris.
Le syndicat a tenu à rappeler que la relation contractuelle entre les officiers et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) s’inscrit dans un cadre juridique précis. Elle repose sur la loi n° 2004-71 portant création d’un régime d’assurance maladie et sur la convention sectorielle signée le 14 février 2019, ainsi que ses avenants modificatifs. Ce texte fixe les droits et obligations des deux parties et stipule expressément le règlement des honoraires des pharmaciens dans un délai maximal de 14 jours.
Cette mise au point intervient en réaction aux déclarations attribuées au ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, rapportées par les médias jeudi soir. Le ministre y annonçait le gel du remboursement des prestations dues aux pharmacies privées tant que le syndicat ne lèvera pas sa décision de suspendre le système du tiers payant avec la CNAM.
Face à cette mesure, le syndicat a martelé que les relations contractuelles et institutionnelles ne dépendent ni des individus ni des changements de responsables. Elles tirent leur légitimité et leur continuité de la loi, des accords ratifiés et du principe de pérennité de l’État. Selon le syndicat, le respect des engagements contractuels constitue un devoir institutionnel et non une option conjoncturelle.
Sur le plan des démarches, le syndicat a précisé que le dialogue avec la CNAM et le ministère des Affaires Sociales n’a jamais été interrompu depuis le mois de septembre dernier. Après avoir reçu des promesses verbales de règlement pour le début et la fin de chaque mois, puis pour le début d’octobre, le syndicat indique avoir adressé des correspondances officielles aux ministères concernés le 19 octobre, tout en poursuivant des réunions bilatérales dans un esprit de respect mutuel.
Le syndicat a déploré le fait que les pharmaciens aient attendu en vain l’accomplissement de ces promesses. Face à ce qu’il qualifie de « temporisation répétée », la profession a été contrainte d’adopter des mesures de sauvegarde pour stopper « l’hémorragie financière », tout en exprimant son souhait de voir la situation régularisée rapidement.
Pour rappel, le ministre des Affaires Sociales avait déclaré le jeudi 5 novembre, lors d’une audition devant la commission de la santé à l’Assemblée des Représentants du Peuple et au conseil national des districts et des régions, avoir ordonné la suspension du versement des créances des pharmacies privées dans le cadre du tiers payant, conditionnant toute reprise des paiements au rétablissement préalable du système par les officines.



