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Paraguay : la faillite d’une banque provoque une crise politique et la démission du président

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  • 6 novembre 2026
  • 2 min de lecture
Paraguay : la faillite d’une banque provoque une crise politique et la démission du président
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Le Paraguay est secoué par une grave crise financière et politique après la mise sous intervention de la banque numérique Ueno, dont la défaillance a privé près de 3 millions de clients de l’accès à leurs comptes et à leurs économies. Cette affaire a conduit à la démission du président paraguayen Santiago Peña, le jeudi 5 novembre 2026, sous la pression politique et populaire.

La Banque centrale du Paraguay a pris le contrôle de Ueno Bank après avoir constaté une dégradation majeure de sa situation financière. Le ratio de solvabilité de l’établissement était tombé à moins de la moitié du minimum légal requis, selon les autorités monétaires. Des irrégularités dans les prêts accordés à des entreprises liées aux propriétaires de la banque ont également été relevées.

Avec près de 3 millions de clients, soit environ 60 % de la population adulte du pays, Ueno Bank occupait une place importante dans le paysage bancaire paraguayen. Son intervention a entraîné le blocage des comptes, des cartes bancaires et des transferts, empêchant des millions de personnes d’accéder à leur argent. L’établissement détenait également entre 800 et 850 millions de dollars de fonds publics, dont une partie appartenant au système national de retraite et de santé.

La crise a rapidement pris une dimension politique en raison des liens passés entre le président Santiago Peña et le groupe propriétaire de la banque. Le chef de l’État avait détenu des intérêts dans la holding Grupo Vázquez jusqu’en 2025, ce qu’il a reconnu, tout en niant avoir été actionnaire ou investisseur direct de Ueno Bank.

Face à la montée des contestations et aux menaces de destitution, Santiago Peña a annoncé sa démission jeudi. La Chambre des députés a ensuite engagé une procédure de destitution à son encontre. La crise a également entraîné le départ du président de la Banque centrale, Carlos Carvallo, ancien dirigeant de la structure financière à l’origine de Ueno.

Les autorités doivent désormais faire face à un défi majeur : organiser le remboursement des déposants et protéger les fonds publics exposés à la défaillance de la banque.

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Auteur

La Presse

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