Indice mondial de l’innovation 2026 : la Tunisie gagne cinq places et se hisse au 71e rang mondial
La Tunisie a gagné cinq places dans le classement de l’indice mondial de l’innovation 2026, se positionnant au 71e rang sur 139 économies, contre la 76e place en 2025, a indiqué samedi le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Mondher Belaïd.
Par ailleurs, la Tunisie occupe le 56e rang mondial en matière de résultats de l’innovation, contre le 92e rang en ce qui concerne les intrants de l’innovation, a-t-il ajouté lors d’une séance d’audition conjointe de la commission de l’éducation, de la formation professionnelle et de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et de la commission du développement et des services sociaux au conseil national des régions et des districts, consacrée à l’examen du budget de son ministère.
Publié annuellement par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), l’Indice mondial de l’innovation évalue les performances des pays en matière d’innovation à travers des indicateurs portant notamment sur les investissements dans la recherche, le capital humain, les infrastructures, ainsi que les résultats scientifiques, technologiques et créatifs.
Selon le ministre, ces résultats témoignent des atouts de la Tunisie en matière de capital humain et scientifique. Il a, dans ce contexte, souligné que l’indice classe également le pays au premier rang mondial en termes de nombre de diplômés en sciences et en ingénierie, au 12e rang en matière de production scientifique et à la 45e place dans le pilier du capital humain et de la recherche.
A l’échelle africaine, la Tunisie s’est classée au quatrième rang, derrière Maurice, l’Afrique du Sud et le Maroc, devançant ainsi l’Égypte, le Rwanda, le Kenya, le Ghana et le Sénégal.
Toutefois, a fait remarquer le ministre, les résultats de cet indice mettent en évidence certains défis, notamment en ce qui concerne la capacité du système national à transformer son potentiel scientifique en richesses économiques. La Tunisie occupe ainsi le 124e rang en matière d’environnement des affaires et le 112e rang au niveau des liens en matière d’innovation. Ces résultats soulignent, selon lui, la nécessité de renforcer la contribution du secteur privé à la recherche et au développement et de consolider davantage les liens entre les universités, les centres de recherche et les entreprises.
Belaïd a, également, mis l’accent sur la nécessité de passer de la production de résultats de la recherche scientifique à leur valorisation et à leur exploitation économique, plaidant en faveur du transfert de technologies et de la transformation des résultats de la recherche en services et solutions innovants répondant aux besoins de l’économie et de la société.
Il a également jugé indispensable de renforcer la capacité des entreprises à intégrer les innovations et à les exploiter dans leurs activités de production.
Dans ce contexte, il a déclaré que son ministère œuvre à orienter les investissements vers le développement des infrastructures scientifiques et technologiques, tout en encourageant les entreprises à investir davantage dans la recherche et le développement. L’objectif étant d’améliorer le rendement de la recherche scientifique et de renforcer sa contribution au développement des secteurs économiques ainsi qu’à l’amélioration de leur compétitivité.
Pour Belaïd, il est impératif de renforcer les liens entre le système de recherche scientifique et le tissu économique. Il s’agit, a-t-il dit, de l’une des conditions nécessaires pour transformer les compétences et les résultats scientifiques en valeur ajoutée et soutenir l’innovation en tant que levier du développement économique et social.
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