Pourquoi: La tomate sous haute surveillance ?
La pénurie de tomates serait, paraît-il, provisoire. Pourtant, certains en profitent déjà pour transformer ce légume populaire en produit de luxe. Voir un marchand afficher le kilo à 6 dinars est déjà difficilement acceptable. Mais découvrir, en plus, un écriteau «Interdiction de toucher» relève de l’absurde. Depuis quand faut-il contempler une tomate comme une pièce de musée ? La spéculation trouve toujours un prétexte pour prospérer, au détriment du consommateur. La crise passera, les prix reviendront à la normale, mais une question demeure : pourquoi laisse-t-on certains profiter de chaque tension sur le marché pour imposer leurs propres règles ? Aujourd’hui, la tomate est sous surveillance. Demain, quel sera le prochain produit à entrer dans la catégorie des articles de luxe ?



