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Les sages-femmes appellent à la reconnaissance juridique de leur profession

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  • 5 mai 2026
  • 2 min de lecture
Les sages-femmes appellent à la reconnaissance juridique de leur profession

La Confédération tunisienne des sages-femmes a appelé, à l’occasion de la Journée mondiale de la sage-femme célébrée chaque année le 5 mai, à la reconnaissance juridique complète de la profession en tant que métier de santé indépendant, disposant d’un champ de compétence clair et bien défini. Elle a également exigé la protection de l’autonomie professionnelle et la fin de toutes les formes d’ingérence ou d’affaiblissement illégal de leurs missions.

Dans un communiqué publié à cette occasion, placée cette année sous le slogan « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », la Confédération a demandé la mise en place d’un système national de données permettant de déterminer les besoins réels et d’assurer une planification fondée sur des données probantes. Elle a également insisté sur la garantie de la dignité professionnelle à travers un environnement de travail sûr, exempt de discrimination et de harcèlement, ainsi que sur l’alignement des politiques nationales avec les normes internationales en matière de santé maternelle et néonatale et les objectifs de développement durable.

Elle a souligné que le thème de cette année n’est plus une simple recommandation technique, mais un engagement international explicite lié au droit à la santé, à la protection de la vie des femmes et des enfants, et à l’équité d’accès aux services de santé reproductive.

La Confédération a affirmé que la profession de sage-femme n’est pas un métier d’appoint, mais un pilier souverain du système de santé et une première ligne de défense pour la vie des mères et des nouveau-nés, conformément aux normes de l’Organisation mondiale de la santé et aux standards internationaux.

Elle a enfin mis en lumière une contradiction majeure vécue par les sages-femmes tunisiennes : une reconnaissance historique de leur rôle d’un côté, et de l’autre, une marginalisation persistante, une limitation de leur autonomie professionnelle, des chevauchements injustifiés de compétences, des pressions professionnelles, une discrimination implicite fondée sur le genre et l’absence de reconnaissance effective de leur rôle en tant qu’actrices essentielles du système de santé.

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Auteur

La Presse

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