Le CA, leader, a son destin en main : Un prébilan des plus encourageants
Les Clubistes auront si progressé (Ph.: © Mokhtar H’MIMA)
L’équipe est arrivée à se frayer un chemin en championnat. Quelle que soit l’issue, le CA a sorti une saison forte.
La Presse — Une précieuse victoire acquise contre une équipe stadiste réputée revancharde, une absence de blessures et de cartons suspensifs avant le grand derby de la capitale, le Club Africain est officiellement qualifié pour la Ligue des Champions, la saison prochaine. C’est déjà une retombée positive d’une saison qui a été à tous les points de vue réellement de bonne facture. En effet, si l’on veut énumérer les acquis réalisés sans avoir l’air d’y toucher, on peut citer que le Club Africain est invaincu depuis 21 matchs consécutifs (un record qui n’avait pas été égalé depuis le championnat de 2008 avec Ben Chikha). C’est la meilleure équipe des 6 dernières journées du championnat (14 points). Le Club possède la meilleure défense du championnat (seulement 9 buts encaissés). En effet, depuis le début de la seconde moitié de la saison, il n’a encaissé que deux buts (dont un sur penalty). À deux journées de la fin de la seconde moitié de saison, le Club Africain a déjà marqué plus de buts que durant toute la première moitié (19 buts en première moitié de saison, contre 22 en seconde moitié de saison). Le Club Africain détient le record du nombre de victoires (18), dont celle réalisée contre le Stade Tunisien. Si l’on ajoute l’application des joueurs comme Zemzemi qui s’est complètement métamorphosé et qui, de joueur sifflé et dont on a demandé le départ, est devenu une pièce maîtresse du milieu clubiste, c’est une réussite confortée par le nombre d’interceptions et par l’expression de son esprit combatif, sa maturité et sa régularité.
Comme quoi, c’est une question de langage à faire prévaloir. Et Benzarti est fort dans ce compartiment. Cela est valable pour Shili, redoutable par l’assistance qu’il apporte à ses camarades en attaque et son opportunisme. Ou encore Ghaith Zaalouni qui s’est accroché et progressé individuellement et collectivement, au point d’attirer l’attention du sélectionneur. Sans oublier la confirmation de Abdelwaheb Chamekh qui, à part le but encaissé face à Soliman sur corner, n’a concédé que des penalties. Le Club Africain tourne bien, est sûr de lui, bien en souffle, cela résume ses acquis et lui donne cette aisance et assurance qui lui ont permis de devenir un prétendant sur le point de concrétiser le rêve de ses fans. On ajoute que des joueurs au potentiel convaincant n’ont pas encore atteint leur rendement habituel, tel que Harzi qui, malgré ses efforts, n’a pas encore atteint le niveau d’un joueur influent au sein de l’équipe.
Le retour en forme de Khadraoui est quant à lui prometteur. Ce joueur est techniquement fort et sa vision du jeu est d’un apport précieux en phase décisive. L’équipe « montée » par F. Benzarti, retouchée intelligemment par des recrutements ponctuels, est devenue un ensemble solide, perfectible, réaliste et opérationnel, pouvant enfin rallier ceux qui doutaient ou étaient circonspects. Comme quoi, ce n’est point la valeur de l’enveloppe mise sur la table qui compte, mais bien la vision de l’ensemble que possède le personnel d’encadrement, à tous les niveaux administratif et technique, qui détermine les choix et assure la réussite. A méditer.
