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Tunisie : le circuit des viandes rouges pointé du doigt

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  • 10 mai 2026
  • 3 min de lecture
Tunisie : le circuit des viandes rouges pointé du doigt

La filière des viandes rouges constitue aujourd’hui l’un des principaux points de tension en matière de sécurité alimentaire en Tunisie, en raison non seulement de la hausse des prix et de la baisse du cheptel national, mais également de fragilités structurelles liées aux conditions d’abattage, de distribution et de contrôle, a alerté l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC).

Dans un communiqué, l’organisation souligne que de nombreux abattoirs présentent des insuffisances importantes, notamment en matière d’infrastructures, d’hygiène, de gestion des déchets, de respect de la chaîne du froid et de contrôle vétérinaire continu. Ces défaillances ouvrent, selon elle, la voie à la circulation de viandes d’origine non identifiée ou ne respectant pas les normes sanitaires en vigueur.

L’OTIC met également en garde contre la multiplication des abattages anarchiques en dehors des circuits légaux, ainsi que l’absence de systèmes de traçabilité numérique, qui favorisent la mise sur le marché de produits susceptibles de représenter un risque pour la santé des consommateurs, particulièrement lors des périodes de forte demande.

Face à cette situation, l’organisation estime que la réforme du système des abattoirs ne peut plus être reportée. Elle appelle à une refonte globale reposant sur la modernisation des infrastructures, la numérisation de la traçabilité, le renforcement du contrôle vétérinaire et l’intégration stricte des normes de qualité et de sécurité tout au long de la chaîne de production et de distribution.

Par ailleurs, l’OTIC met en avant l’importance de l’application mobile « Koffti » (Mon panier), présentée comme un outil numérique citoyen destiné à renforcer le contrôle participatif et à rapprocher les consommateurs des mécanismes de signalement des infractions.

Cette application permet aux citoyens de signaler les produits suspects, les infractions sanitaires, les cas de fraude ou les ventes non conformes, contribuant ainsi à soutenir les efforts des autorités de contrôle, à accélérer les interventions et à promouvoir une culture de consommation responsable et vigilante.

L’organisation considère que cet outil s’inscrit dans une démarche de modernisation de la protection du consommateur, en utilisant les technologies numériques pour renforcer la transparence et la sécurité alimentaire, et en faisant du citoyen un acteur actif du contrôle du marché.

Enfin, l’OTIC appelle les consommateurs à adopter une attitude plus vigilante, en vérifiant l’origine des produits, en respectant les conditions de conservation, en évitant les achats d’origine inconnue et en signalant toute pratique susceptible de compromettre la sécurité alimentaire.

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Auteur

La Presse

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