gradient blue
gradient blue
Monde

Hantavirus : un passager dénonce une “panique mondiale fabriquée”

  • 12 mai 2026
  • 5 min de lecture
Hantavirus : un passager dénonce une “panique mondiale fabriquée”
Image : capture d’écran

Le voyageur et créateur de contenu jordano-palestinien Ibn Hattuta a publié un long message sur sa page officielle dans lequel il exprime son étonnement face à l’ampleur de la couverture médiatique consacrée aux cas d’infection au virus Hantavirus détectés à bord du navire d’expédition scientifique “Hondius”, actuellement au centre d’une attention internationale.

Selon lui, la médiatisation de l’affaire par de grands médias internationaux serait “exagérée”. Il s’interroge également sur la manière dont les gouvernements et les autorités auraient géré la situation, estimant que les décisions prises auraient été influencées davantage par la pression médiatique que par les faits scientifiques, les études et l’avis médical.

Il affirme que “les gouvernements et les États n’ont pas traité l’affaire sur la base des données réelles, mais sur la base du tumulte médiatique qui a encerclé le navire et étouffé la vérité”. Il ajoute que, selon lui, la situation aurait été amplifiée par la diffusion de certaines images et de théories non vérifiées, contribuant à une panique mondiale.

Dans son message, le voyageur indique : “Je suis certain que si le Cap-Vert n’avait pas refusé de nous accueillir et si certaines vidéos ne représentant pas la réalité ainsi que des théories du complot n’avaient pas circulé, nous aurions évité cette panique mondiale, et l’affaire se serait probablement terminée par quelques recommandations médicales pour les passagers”.

Il décrit également les conditions à bord du navire lors de la traversée : “Nous sommes partis pour une croisière de 35 jours dans l’océan Atlantique afin de découvrir certains des endroits les plus reculés du monde, et nous nous sommes retrouvés au cœur d’une couverture médiatique mondiale. Ce qui nous est arrivé est inimaginable”.

Selon son témoignage, la situation aurait donné naissance à deux réalités parallèles : “une réalité calme à bord du navire et une réalité extérieure beaucoup plus alarmante”. Il explique avoir alterné entre lecture des informations et messages de rassurance, tout en observant la vie normale des passagers à bord.

Il affirme également que, selon lui, un incident initialement limité aurait été transformé en crise internationale en raison de son traitement médiatique. Il écrit que le monde ne réagirait pas uniquement aux faits, mais à “l’image construite de ces faits”.

Le voyageur souligne également que, selon lui, le virus Hantavirus n’est pas une maladie nouvelle et que les cas précédents n’avaient pas suscité une telle attention médiatique. Il estime que la dimension spectaculaire de l’événement, notamment l’expression “trois décès sur un navire de croisière et des passagers bloqués en mer”, aurait contribué à l’ampleur de la couverture.

Il ajoute encore : “Sans les décès, j’aurais pu penser qu’il s’agissait d’un canular qui serait démenti une fois à terre”.

Dans son récit, il évoque également une forte mobilisation médiatique et sécuritaire autour du navire, mentionnant la présence de journalistes, de drones et d’observations aériennes, qu’il juge disproportionnées par rapport à la situation réelle vécue à bord.

Contexte de l’affaire

L’affaire concerne le navire d’expédition “Hondius”, parti pour une mission d’observation des oiseaux dans le sud de l’Argentine, en Atlantique Sud. Plusieurs cas d’infection au virus Hantavirus y ont été confirmés par des analyses médicales, entraînant une alerte sanitaire.

Selon des informations rapportées dans le cadre de l’enquête et de sources spécialisées, le navire a été au centre d’une situation sanitaire ayant conduit à des mesures de surveillance renforcées et à des opérations d’évacuation.

Une publication attribuée à un compte spécialisé sur la plateforme X évoque l’identification possible du “patient zéro”, un ornithologue néerlandais âgé de 70 ans, qui aurait été exposé au virus après une visite dans une zone contaminée par des rongeurs avant l’embarquement. Il aurait développé des symptômes graves avant de décéder le 11 avril. Son épouse ainsi qu’un autre passager auraient également perdu la vie, selon ces mêmes sources.

Le même compte indique qu’au moins sept cas auraient été liés à ce foyer épidémique, tout en précisant que les autorités sanitaires estiment que le risque pour le grand public reste faible.

Évacuation et suivi sanitaire

À la suite de la situation sanitaire à bord, une opération d’évacuation a permis le rapatriement de 28 passagers vers leurs pays d’origine. Le navire a ensuite quitté l’île de Tenerife pour reprendre sa route vers les Pays-Bas.

Selon la compagnie “Oceanwide Expeditions”, l’exploitant du navire, le « Hondius » devait effectuer une traversée d’environ six jours vers Rotterdam, avec une arrivée estimée à la mi-mai 2026.

À bord, se trouvaient encore 25 membres d’équipage ainsi que deux personnels médicaux, en plus du corps d’une passagère allemande décédée des suites de l’infection.

Actuellement, Ibn Hattuta indique être placé en quarantaine à domicile sur décision des autorités, dans l’attente de nouvelles instructions sanitaires.

Lire aussi:  Des cas confirmés en France, la peur du Hantavirus hante les Tunisiens et les médecins rassurent…
Auteur

S. R

You cannot copy content of this page