Des cas confirmés en France, la peur du Hantavirus hante les Tunisiens et les médecins rassurent…
Hantés par les souvenirs cauchemardesques de la période de confinement vécue en 2020 suite à la pandémie du coronavirus, les Tunisiens se font un sang d’encre à l’idée de se retrouver de nouveau sous les griffes d’une nouvelle pandémie à l’instar du Covid19. La mise a été doublée depuis ce matin du lundi 11 mai, 2026 lorsque la France a annoncé qu’un cas contaminé par le virus Hanta a bel et bien été décelé à l’Hexagone…
La nouvelle a glacé le sang des Tunisiens d’autant plus qu’une importante communauté tunisienne vit en France. Et celle-ci, comme à son accoutumée, s’apprête à retourner au bercail pour y passer les vacances d’été…
Les mesures prises en France
En effet, le ministère français de la Santé a annoncé aujourd’hui, que l’un des cinq Français rapatriés sur le territoire après avoir été évacués d’un navire où un foyer de virus Hanta avait été détecté, a effectivement été testé positif. Le ministère a toutefois confirmé que des mesures initiales ont été prises pour isoler ces personnes considérées comme étant à « haut risque ». D’ailleurs, le gouvernement français avait hier, dimanche 10 mai, indiqué avoir pris des mesures préliminaires pour isoler ces personnes à « haut risque ». Selon un décret publié durant la nuit dernière au Journal officiel, les cinq personnes qui se trouvaient à bord du navire ont été placées « en quarantaine » dans l’attente d’une « évaluation médicale et épidémiologique ». À l’issue de celle-ci, « elles seront maintenues en quarantaine ou isolées pour une durée totale de 42 jours ». Le décret souligne également que les personnes ayant été en contact avec l’un des passagers, ou toute personne infectée ou présentant un risque sérieux d’infection, pourraient faire l’objet de mesures de quarantaine ou d’isolement en cas de craintes sérieuses de contagion. La ministre française de la Santé a fait état de 22 cas contacts identifiés sur le territoire français…
Une contamination insidieuse et asymptomatique
Même si les choses semblent être sous contrôle en France ou ailleurs, la peur ne cesse de s’emparer des Tunisiens étant donné que le Hanta virus est réputé passer par une première phase insidieuse. De fait, durant toute la période d’incubation qui peut durer plus d’un mois, la personne infectée est totalement asymptomatique. Elle ne se sent pas malade, alors que le virus se multiplie dans son organisme. D’où la dangerosité de la maladie qui risque de se propager de façon silencieuse et trompeuse à l’insu du sujet contaminé et de son entourage.
La peur est-elle légitime pour autant ? Les médecins Tunisiens semblent, jusqu’à présent, plutôt rassurants. Dans une déclaration accordée ce matin au micro de Jawhara FM, Dr Jalila Ben Khelil, cheffe du service de réanimation de l’hôpital Abderrahmane Mami, a déclaré qu’« il n’existe aucun lien entre les virus Hanta et le Corona ». Elle a appelé à ne pas tomber dans les travers de la peur et de sombrer dans la panique face à ce virus. Et ce, justifie-t-elle, parce que « le taux de transmission de ce virus d’homme à homme est très faible et que le nombre de cas d’infection est extrêmement limité ».
La Dr Ben Khelil a en outre expliqué que contrairement au coronavirus, « le hantavirus est connu des milieux médicaux depuis les années 30 ». Elle a souligné que ce virus se transmet à l’homme par les rongeurs (souris et rats). Cette contamination se fait à travers un contact avec leurs excréments ou la salive du rongeur ou à l’inhalation de poussières contaminées. Elle a précisé que « ce virus n’est pas émergent comme le coronavirus et que d’un point de vue géographique, il se propage principalement en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Asie ».
La Dr Ben Khelil a également confirmé qu’à ce jour « aucun cas de hantavirus n’a été enregistré en Tunisie », soulignant que le nombre d’infections en France ne dépasse pas la centaine.
Elle a par ailleurs insisté sur le fait qu’« il n’existe ni traitement ni vaccin pour le hantavirus », recommandant d’éviter le nettoyage à sec des déjections de rats et d’utiliser des produits nettoyants, tout en se lavant immédiatement les mains après cette opération ».



