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Sevrage tabagique : La stimulation magnétique, une nouvelle piste prometteuse

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  • 13 mai 2026
  • 3 min de lecture
Sevrage tabagique : La stimulation magnétique, une nouvelle piste prometteuse

Une étude américaine vient de révéler une avancée prometteuse pour les fumeurs souhaitant arrêter le tabac grâce à une technologie ciblant précisément certains circuits cérébraux. Des chercheurs de l’Université de médecine de Caroline du Sud expliquent que cette technique de stimulation magnétique non invasive pourrait devenir une clé majeure pour briser le cycle de la dépendance. Les conclusions de ces travaux ont été publiées ce lundi dans la revue spécialisée Journal of Psychiatric Research.

L’étude s’est concentrée sur la compréhension des mécanismes permettant de rétablir l’équilibre entre deux systèmes fondamentaux du cerveau, à savoir le circuit du désir et de la récompense d’une part, et celui du contrôle du comportement et de la prise de décision d’autre part. Pour ce faire, les scientifiques ont eu recours à la stimulation magnétique transcranienne répétitive (rTMS). Cette méthode utilise des impulsions magnétiques précises pour stimuler des zones neuronales spécifiques liées à l’addiction à la nicotine, sans nécessiter d’intervention chirurgicale ni de traitement médicamenteux.

En pratique, la technologie envoie des impulsions ciblées vers le cortex cérébral, en particulier vers le cortex préfrontal latéral, responsable du contrôle de soi. Ces stimulations aident à activer ou à moduler l’activité des neurones afin de renforcer la capacité du fumeur à réguler ses pulsions face au système de récompense stimulé par la cigarette.

L’expérimentation a porté sur un groupe de fumeurs adultes ayant suivi quinze séances de traitement sur une période de trois semaines. En s’appuyant sur l’imagerie cérébrale pour localiser les zones à stimuler, les résultats ont montré une efficacité notable. Les participants ayant bénéficié de la stimulation de la zone de contrôle de soi ont réduit leur consommation de plus de onze cigarettes par jour. Cette diminution s’est accompagnée d’une baisse significative de l’envie de fumer et du taux de monoxyde de carbone dans l’organisme, un indicateur biologique clé du sevrage.

Ces effets positifs se sont maintenus au moins un mois après la fin du protocole. Selon les chercheurs, ces résultats ouvrent la voie à des essais de plus grande envergure. À terme, la stimulation cérébrale pourrait devenir un outil thérapeutique complémentaire aux méthodes classiques pour accompagner les personnes résistantes aux traitements habituels vers un arrêt définitif du tabac.

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Auteur

La Presse

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