Presqu’aucun quartier de la capitale ne semble aujourd’hui échapper à ces scènes de dégradation quotidienne. Partout, le constat est le même, amer et implacable : celui d’un laisser-aller généralisé des infrastructures publiques.
L’exemple de la rue menant vers El Menzah IX , au cœur de la cité des Jardins d’El Menzah 1, est à ce titre particulièrement frappant. De ce nom évocateur, il n’est plus qu’une lointaine fiction.
En plein milieu de la chaussée, un regard d’égout à ciel ouvert, littéralement éventré et obstrué de détritus , représente un danger menaçant aussi bien la sécurité des automobilistes que celle des piétons.
Tout autour, le bitume n’est qu’une succession de nids-de-poule et d’affaissements qui finissent par défigurer le paysage urbain.
Face à cette détérioration flagrante de la voirie et au péril quotidien des administrés, une question s’impose de façon pressante : la municipalité a-t-elle définitivement opté pour la politique des abonnés absents ?



