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Editorial

Un cadre juridique cohérent et prospectif

  • 26 mai 2026
  • 3 min de lecture
Un cadre juridique cohérent et prospectif

Depuis quelques années, notre sport, comme le réaffirme, à chaque fois, le Président de la République, multiplie les signes de fragilité et de faiblesse, confirmant, ainsi, le besoin d’une réforme globale. Il faut dire que les défaillances sont tellement sérieuses qu’elles risquent, à défaut d’une réaction immédiate, de sanctionner gravement le secteur dans son ensemble.

Tous les observateurs reconnaissent, en effet, des difficultés structurelles généralisées, des états financiers préoccupants, une infrastructure totalement inadaptée, une gouvernance disproportionnée et des pratiques douteuses.

Et c’est surtout notre activité phare, le football, qui continue à défrayer la chronique car, malgré toute la volonté politique, il n’arrive pas encore à se revaloriser et à se libérer de son agonie. On se rappelle, déjà, qu’en janvier 2025, le Chef de l’Etat a recommandé d’assainir le secteur et d’engager, d’urgence, une refonte profonde  avec l’ambition de le remettre sur la bonne trajectoire.

Une orientation irréversible, surtout que la performance sportive et les exigences du haut niveau ne peuvent plus reposer sur une navigation à vue ou encore l’improvisation. Elles ont besoin plutôt de stratégie et de performance. Le sport est devenu, en quelque sorte, une science de précision qui rejette la marginalisation et prône  l’optimisation, l’interaction  et la planification. Autant d’éléments qui nécessitent eux-mêmes une approche pluridisciplinaire qui favorise la maîtrise professionnelle, la projection, la formation et la périodisation. Toute une culture plurielle.

Mais le plus important est que la réforme repose, avant tout, sur un cadre juridique et réglementaire bien défini, pour éviter les dérapages et les désorientations. Malheureusement, en dépit de quelques initiatives isolées et peu adaptées aux tendances internationales, notre sport souffre toujours d’un déficit réglementaire assez important. Une négligence qui justifie, d’ailleurs, le décalage avec certains de nos concurrents directs qui, grâce à une assise juridique et réglementaire claire et solide, ne cessent de multiplier les performances et de conforter leurs avancées. 

Un chantier assez sensible donc qui mérite d’être soigné rapidement pour éviter toute marginalisation aussi bien régionale qu’internationale.

Ces «soins réglementaires» sont d’autant plus incontournables que le nouveau projet de loi sur les structures sportives, élaboré depuis quelque temps, n’arrive pas à faire l’unanimité car «illisible, difficile à comprendre et impossible à appliquer», selon certains membres de la commission de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports. On pointe du doigt, en fait, quelques dispositions «disproportionnées qui risquent de compromette les relations de certaines fédérations auprès des instances sportives internationales». On parle, même, d’un risque sur le principe d’indépendance de nos structures sportives, fondamental pour leur crédibilité et leur image de marque.

L’idéal serait donc de repenser un nouveau modèle simple, cohérent, prospectif et bien conforme aux standards internationaux.

Auteur

Anis SOUADI

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