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L’ESZ se qualifie en finale de la coupe de Tunisie : Ce n’est pas une surprise 

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  • 27 mai 2026
  • 4 min de lecture
L’ESZ se qualifie en finale de la coupe de Tunisie : Ce n’est pas une surprise 

Les « Sang et Or » de Zarzis, avec leurs capacités physiques demeurées intactes malgré le marathon des matches de fin de saison, leur mental fort et leur bonne organisation tactique, n’ont pas volé leur qualification.

La Presse — Renverser le CSS chez lui, devant son public et prendre rendez-vous avec l’Espérance pour la finale de la Coupe de Tunisie, ont été la sensation des demies pour ceux qui ne faisaient pas de l’ESZ un favori.  Quel régal pour l’entraîneur Moncef Mcharek et sa bande que d’avoir déjoué ces pronostics défavorables et réussi l’exploit !  Après avoir calé au pire moment de la saison en championnat et avoir failli sombrer en bas du tableau, les Sudistes ont pu redresser la barre en fin de parcours. 

Le déclic de ce réveil des «Sang et Or» de Zarzis a été leur qualification en huitièmes aux dépens de l’USM dans son arène le 19 avril et leur match nul époustouflant arraché en championnat aux «Sang et Or» de Tunis à Radès quatre jours après sur le score de 2 buts à 2. Les coéquipiers de Seifeddine Charfi ont enchaîné dans la foulée par un succès en championnat sur le CAB à Bizerte même par 2 à 0 avant d’infliger la même sanction en quarts de finale aux hommes de Sofiene Hidoussi en l’espace d’une semaine. Ces performances successives ont bien montré que l’ESZ a su épouser la bonne courbe et qu’elle est capable de mettre en danger n’importe quelle équipe à domicile comme à l’extérieur.

Une leçon de rigueur tactique 

Pour n’avoir pas vu venir ce danger et n’avoir pas pris les précautions nécessaires, le coach des Sfaxiens, Mohamed Kouki, a payé cash cette imprudence. Il a tellement été pris de court par les deux murs en béton mis en place par Moncef Mcharek avec un bloc médium et pas très bas comme il l’avait pressenti, qu’il est resté longuement dans l’incapacité de riposter.

Les matches couperets à élimination directe se jouent sur des détails. Et le détail dans le dispositif de Mcharek en demi-finale, passé inaperçu aux yeux de Kouki et qui a fait la différence, a été la titularisation de Khalil Kassab à la place d’Achref Ben Dhiaf, laissé sur le banc. Khalil a été le passeur décisif et le finisseur imparable dans l’action du but qui a scellé le sort de la rencontre.

Avec une défense à cinq ( Ghouma , Diallo et Rjili dans la charnière centrale et Dhiflaoui et Mahersi sur les côtés) et un milieu avec quatre demis défensifs (Khalfa, David, Chouchen et Kassab ), le milieu sfaxien a été étouffé et asphyxié par ce bloc défensif avec deux rideaux incontournables et par cette rigueur tactique qui a bloqué tous les espaces dans la profondeur. 

L’objectif de cette organisation a été de ne pas prendre de but et de marquer les premiers sur contre pour passer au plan B. Et ce plan B, après avoir atteint cet objectif, c’est l’utilisation des jokers offensifs pour faire le break.

Avec l’entrée de Ben Dhiaf (joueur d’attaque sur le couloir gauche) et Adepoju (joueur de pointe), le coup de grâce a failli avoir lieu sans la barre qui a été au secours des Sfaxiens.

L’ESZ, version Moncef Mcharek, c’est une copie conforme de l’ESZ de Boujelbène. Une première mi-temps attentiste avec beaucoup de rigueur, axée sur le jeu en contre pour chercher la faille par surprise et une seconde période avec plus d’audace pour sonner le glas de l’adversaire émoussé. L’ESZ se présentera ainsi à Radès face à l’EST sans gêne et avec l’espoir de rééditer l’exploit de 2005.

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Auteur

Hédi JENNY

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