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Société

« Ils les forçaient à se prostituer »: 5 à 24 ans de prison pour les bourreaux de deux fillettes à La Marsa

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  • 29 mai 2026
  • 3 min de lecture
« Ils les forçaient à se prostituer »: 5 à 24 ans de prison pour les bourreaux de deux fillettes à La Marsa

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a rendu, ce jeudi 28 mai 2026, des condamnations allant de 5 à 24 ans de prison à l’encontre de quatre individus membres d’un réseau criminel spécialisé dans la traite des personnes et la prostitution forcée de mineures. L’affaire, qui a secoué la zone de La Marsa, a révélé un système de séquestration et d’exploitation sexuelle d’enfants.
Le tribunal a retenu contre les prévenus des chefs d’accusation particulièrement graves : traite des personnes, entremise en matière de débauche, viol de mineures et actes sexuels sur une personne de sexe féminin sans son consentement, celle-ci étant en dessous de l’âge de la majorité légale.
L’enquête a permis d’établir que le réseau était dirigé par un dangereux récidiviste connu dans les milieux criminels sous le surnom de « Chabih ». L’organisation opérait depuis un entrepôt situé dans la région de La Marsa, transformé en véritable lieu de séquestration et de prostitution.

Un sauvetage inespéré

Les faits ont été mis au jour grâce à une patrouille de police du poste de sécurité nationale de La Marsa. Lors d’une ronde de routine, les agents ont remarqué deux individus dont le comportement « anormal » a éveillé leurs soupçons. Au cours des vérifications préliminaires, les deux hommes ont avoué résider dans un entrepôt suspect de la zone.
Le parquet, immédiatement avisé, a ordonné une intervention des unités de sécurité. La perquisition du lieu a révélé une scène glaçante : deux fillettes mineures, séquestrées à l’intérieur de l’entrepôt, ont été découvertes et libérées.

Des témoignages accablants

Lors de leur audition, les deux victimes mineures ont livré un récit accablant. Elles ont affirmé que le chef du réseau, « Chabih », ainsi que les trois autres suspects, les forçaient à se livrer à la prostitution clandestine sous la menace constante de violences physiques et psychologiques.
Selon leur témoignage, les accusés se chargeaient de recruter les clients, y compris des ressortissants étrangers, en échange de sommes d’argent que l’ensemble du gang se partageait. Les fillettes étaient maintenues dans une situation de soumission totale.
Sur la base de ces aveux et des investigations menées sur le terrain, les services de sécurité ont identifié tous les membres du réseau. L’ensemble des suspects, y compris leur chef surnommé « Chbih », ont été interpellés et placés en détention. Leur procès a abouti aux lourdes condamnations prononcées ce 28 mai 2026, marquant un coup d’arrêt judiciaire à cette organisation criminelle.

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Auteur

La Presse

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