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Foot – Mondial-2026 : A deux semaines de son entrée en lice, premier test de la Tunisie face à l’Autriche

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  • 31 mai 2026
  • 6 min de lecture
Foot – Mondial-2026 : A deux semaines de son entrée en lice, premier test de la Tunisie face à l’Autriche

La sélection tunisienne de football affrontera son homologue autrichienne en match amical, lundi à Vienne (19h45), dans le cadre de la préparation des deux équipes à la Coupe du monde 2026 prévue aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet prochains.

Cette rencontre constitue un test important destiné à évaluer le niveau de préparation des Aigles de Carthage avant le rendez-vous planétaire. Elle offrira au sélectionneur national Sabri Lamouchi l’occasion de poursuivre l’affinement de ses choix techniques et tactiques et de préciser les contours de son équipe type avant le second match amical face à la Belgique, le 6 juin.

Versée dans le groupe F, la Tunisie entrera en lice face à la Suède le 15 juin à Monterrey (Mexique), avant d’affronter le Japon le 21 juin dans la même ville, puis les Pays-Bas le 26 juin à Kansas City (Etats-Unis) pour son dernier match du premier tour.

Qualifiée après 28 ans d’attente, l’Autriche évoluera pour sa part dans le groupe J avec l’Argentine (tenante du titre), l’Algérie et la Jordanie.

La préparation de l’équipe de Tunisie pour le Mondial 2026 a débuté par un stage bloqà Tabarka, marqué par l’arrivée progressive des joueurs internationaux. L’effectif a été complété avec la venue du défenseur de Nice, Ali Abdi, permettant au staff technique de disposer de l’ensemble du groupe pour travailler dans les meilleures conditions.

La Tunisie, qui s’apprête à disputer sa septième phase finale de Coupe du monde, espère mettre fin au spectre du premier tour, en s’appuyant sur une génération de jeunes joueurs animés d’une forte ambition.

La liste des joueurs convoqués par Lamouchi se distingue par la présence de plusieurs nouveaux visages, alors que des éléments qui constituaient l’ossature de l’équipe nationale n’ont pas été retenus, à l’image du milieu de terrain d’Al Ahly Mohamed Ali Ben Romdhane, de l’attaquant du Zamalek Seifeddine Jaziri, de l’arrière gauche du CS Sfaxien Ali Maâloul et du milieu défensif d’Al Gharafa Ferjani Sassi.

Cette liste illustre la philosophie du nouveau coach, qui estime nécessaire d’accorder leur chance aux joueurs les plus prêts à l’heure actuelle afin de bâtir une équipe capable de rivaliser au plus haut niveau sur la base des performances, plutôt que de la réputation. Seuls sept rescapés du Mondial 2022 au Qatar figurent dans le nouveau groupe : Aymen Dahmen, Montassar Talbi, Dylan Bronn, Hannibal Mejbri, Ellyes Skhiri, Ali Abdi et Anis Ben Slimane.

L’effectif appelé à porter les espoirs du public tunisien se caractérise par une relative homogénéité technique dans l’ensemble des lignes, ce qui entretient le suspense autour de la composition du onze de départ.

Toutefois, l’ossature sur laquelle devrait s’appuyer Lamouchi lors des rencontres amicales face à l’Autriche et à la Belgique, puis au Mondial, apparaît déjà assez claire, à l’exception de quelques postes pour lesquels l’incertitude demeure.

La place de gardien titulaire reste sujette à concurrence, l’identité du dernier rempart tunisien n’ayant pas encore été arrêtée en raison notamment de la lutte ouverte entre l’expérimenté Aymen Dahmen (CS Sfaxien) et Mouhib Chamekh (Club Africain), en grande forme ces derniers temps.

En revanche, la ligne défensive semble déjà se dessiner avec Yan Valery, latéral droit des Young Boys de Berne, et le Niçois Ali Abdi sur les côtés, tandis que la charnière centrale sera probablement composée de Montassar Talbi (Lorient) et Dylan Bronn (Servette Genève). D’autres solutions sont également disponibles sur le banc, notamment Adem Arous, défenseur de Kasimpasa, et Omar Rekik qui évolue au Maribor slovène.

Le milieu de terrain constituera l’un des principaux baromètres de la réussite tunisienne lors du Mondial, étant donnée l’importance de cette zone tant dans l’animation défensive que dans la construction du jeu.

Les rencontres face à l’Autriche puis à la Belgique devraient permettre d’évaluer davantage l’état de préparation de ce secteur, où le trio composé d’Ellyes Skhiri (Eintracht Francfort), Rani Khedira (Union Berlin) et Hannibal Mejbri (Burnley) apparaît favori pour occuper un rôle central. Forts de leur expérience du haut niveau dans les championnats européens, ils auront une mission à la fois défensive et offensive consistant à exercer un pressing sur le porteur du ballon tout en participant à l’élaboration du jeu.

Le projet de Lamouchi pour la sélection tunisienne ne semble pas se limiter à l’intégration de jeunes joueurs. Il vise également à repenser l’identité technique de l’équipe en passant d’un style fondé sur la solidité défensive et la prudence tactique à une approche plus offensive, capable de prendre l’initiative, de varier les solutions et de relever le défi de la plus prestigieuse des compétitions.

Le secteur offensif sera particulièrement scruté, le public tunisien espérant voir une équipe capable, dans les matches les plus relevés, de sortir du carcan défensif pour se projeter vers l’avant et créer des occasions de but.

Elias Achouri, attaquant du FC Copenhague, et Sebastian Tounekti, ailier du Celtic Glasgow, tiennent la corde pour débuter respectivement sur les flancs droit et gauche de l’attaque. Le jeune joueur du Paris Saint-Germain Khalil Ayari pourrait également être lancé en cours de match.

Le poste d’avant-centre demeure, lui aussi, l’objet de nombreuses interrogations en raison de l’équilibre des forces entre Hazem Mastouri, joueur du Dynamo Makhatchkala, Firas Chaouat, meilleur buteur du championnat tunisien avec le Club Africain, et Ryan Elloumi, attaquant des Vancouver Whitecaps.

Quel que soit le choix final, la priorité sera accordée à la forme du moment, à la capacité d’apporter une réelle plus-value à l’équipe et à l’efficacité devant le but.

Pour rappel, la Tunisie et l’Autriche se sont affrontées à quatre reprises par le passé. Leur premier duel, qui remonte à 1972, s’était soldé par un match nul spectaculaire (3-3). L’Autriche s’était ensuite imposée en 1987 (3-1) puis en 1998 (2-1). Leur dernière confrontation, en 2007, s’est terminée sur un score nul et vierge.

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Auteur

La Presse

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