Piétinant dans les vingt derniers mètres, nos attaquants ont non seulement manqué de percussion, mais gâché également tout le travail effectué derrière. Des réajustements dans les placements et les replacements s’imposent aussi.
La Presse — Du métier, les Autrichiens en ont et c’est ce qui a fait la différence en dépit de leur infériorité numérique depuis la 37e minute de jeu. Il faut avouer aussi que s’il ne s’agissait pas d’un match amical, le sélectionneur autrichien, Ralf Rangnick, n’aurait pas pu faire cinq changements simultanés à la mi-temps. Si la confrontation d’avant-hier était officielle, notre team national aurait pu faire un meilleur résultat, car le sélectionneur autrichien n’aurait pas pu disposer d’autant de solutions de rechange pour contourner l’infériorité numérique.
Ceci dit, Sabri Lamouchi a fait le choix d’aligner un onze de départ qui sera, à quelques joueurs près, celui qu’il alignera lors de notre premier match en Coupe du monde, le 15 juin face à la Suède. Un choix courageux d’autant que notre sélectionneur national s’est mis avant-hier dans les conditions d’un match officiel en se contentant de faire cinq changements.
De l’audace en toute occasion…
Face aux Autrichiens, nos joueurs ont eu le mérite d’avoir joué d’égal à égal. Toutefois, ils n’ont pas su exploiter leurs moments forts du match, de la 37’qui a vu l’expulsion de Laimer jusqu’à la fin de la période initiale. La frappe de Anis Ben Slimane qui s’écrase sur la transversale ou encore le tir de Firas Chaouat dévié en corner, sans compter le travail non accompli de Ismaël Gharbi dans les 20 derniers mètres et les transitions pas assez rapides sur le plan offensif notamment de Hannibal Mejbri, ont empêché nos attaquants d’avoir ce laps de temps d’avance nécessaire pour faire la différence. Il faut avouer aussi que nos attaquants ont manqué d’audace sur chaque occasion créée.
Ce manque d’audace les a empêchés d’aller jusqu’au bout de leurs actions. Un manque de percussion qui a privé notre équipe nationale de prendre le dessus en première mi-temps et de rattraper son retard en seconde période de jeu. Ce finish qui nous a terriblement fait défaut.
Pour pallier ces lacunes, Sabri Lamouchi doit revoir le placement et le replacement de ses joueurs dans les trois compartiments et pas seulement en attaque pour assurer une transition plus rapide aussi bien sur le plan défensif qu’offensif. Puis, du métier, nos joueurs, ceux qui évoluent en Europe notamment, en ont.
Sauf que, face à l’Autriche, on ne leur a pas reconnu ce métier sur certaines phases du match, en seconde mi-temps en particulier. Bref, l’équipe de Tunisie n’a pas été mauvaise contre l’Autriche. Elle n’a pas présenté son meilleur visage non plus. Il y a des prémices de bon augure. Mais il y a aussi ce petit zeste qui manque pour faire la différence.



