Spécial démarrage BAC 2026 – NABEUL : Une première journée dans le calme et la sérénité
Au-delà de l’épreuve intellectuelle, cette première journée était un test de résistance physique et de résilience nerveuse pour les 11.282 candidats (1.957 bac sciences informatiques, 1.542 bac sciences expérimentales, 1.471 bac lettres, 1.371 bac sciences techniques, 524 bac mathématiques, 59 bac sport et 89 cas exceptionnels), dont 9.155 dans le secteur public, 1.632 dans le secteur privé et 495 candidats libres, répartis sur 28 centres d’examen dans le gouvernorat de Nabeul, sous le regard vigilant éveillé de 4.700 surveillants mobilisés pour l’événement.
La Presse — Le marathon des épreuves écrites de la session principale du baccalauréat 2026 a débuté hier, comme tous les ans depuis 1891, par quatre heures de réflexion philosophiques sur le bonheur, la mondialisation, l’intention, le travail, la problématique de l’identité et de l’altérité ainsi que la liberté en rapport avec la citoyenneté, etc., selon les sections. Qu’ils soient stressés, désabusés ou au contraire très confiants, tous les candidats ont courageusement affronté cette première journée de travail riche en réflexion, et peut-être, avant tout, en émotions.
Au centre d’examen du lycée Mahmoud-Messaâdi de Nabeul, la première journée des épreuves écrites de philosophie a été une véritable course contre la montre rythmée par la gestion du stress, l’ouverture sous haute surveillance des sujets officiels avec l’interdiction du téléphone portable pour tous et l’adaptation des candidats et des surveillants face aux conditions météorologiques, comme la forte chaleur et des conditions atmosphériques marquées par une forte humidité.
Tolérance zéro contre les téléphones portables
Dès 7h00 du matin, la tension est palpable devant le centre d’examen. Les lycéens se sont pressés pour vérifier leur nom sur les listes d’affichage et trouver leur salle de composition. C’est l’ultime moment de révision rapide, où les candidats feuillettent une dernière fois leurs fiches à l’ombre des arbres. Les surveillants — privés de leurs smartphones tout comme les candidats — , quant à eux, ont veillé au strict respect des règles pour éviter toute distraction ou tentative de fraude.
Des espaces dédiés au dépôt des effets personnels et des appareils électroniques ont été mis en place à l’entrée de chaque centre afin de faciliter la lutte contre la fraude et d’éviter toute ambiguïté.
«Cette année, il est interdit aux surveillants mêmes de rejoindre les salles d’examen avec leurs téléphones portables. J’ai été chargée de recevoir leurs appareils pour les mettre dans une boîte à archives et les consigner jusqu’à la fin des épreuves. Tout le monde est traité sur un pied d’égalité. Les téléphones sont interdits ! », fait savoir Mme Lamia Tabbana, fonctionnaire au lycée Mahmoud-Messaâdi de Nabeul.
En effet, la lutte contre la tricherie est la pierre angulaire des priorités du ministère de l’Education pour cette session. S’appuyant sur les données du bac 2025, où le taux de fraude avoisinait 0,6%, les autorités ont instauré un ensemble d’actions préventives et de mesures strictes pour barrer la route à tout écart.
Ainsi, le personnel encadrant les centres d’examen a bénéficié d’une formation spécifique à la détection des tentatives de fraudes, notamment celles impliquant des dispositifs électroniques et des gadgets technologiques de plus en plus sophistiqués avec l’inquiétante émergence des agents conversationnels d’intelligence artificielle (chatbot: ChatGPT ou autres applications) : téléphones portables, écouteurs discrets et lunettes connectées sont formellement interdits dans les salles. Il est à rappeler qu’un simple téléphone en possession d’un candidat, même éteint, est considéré comme une fraude avérée. Tolérance zéro !
Le bonheur et le travail séduisent
Le coup d’envoi fut marqué par la distribution des copies et des sujets de philosophie. Le silence s’installa rapidement. Les candidats plongèrent dans quatre heures de réflexion, cherchant à mobiliser leurs connaissances. C’est souvent l’occasion de choisir stratégiquement entre la dissertation et le commentaire de texte.
«Moi j’ai opté pour le sujet de la mondialisation, contrairement à mes camarades qui ont préféré traiter la question du bonheur», déclare Ibrahim Drira, candidat au bac technique.
En revanche Youssef Khadhar, Khalil Saïed et Eya Ben Arbia, tous des candidats au bac lettres, devaient choisir entre trois sujets : l’intention, le travail et les valeurs (texte).
«Au final, nous avons tous les trois choisi le sujet du travail car c’est le thème le plus facile des trois et nous l’avons bien préparé durant la période de révision», précise Eya qui ambitionne de faire carrière dans le droit-business.
Au-delà de l’épreuve intellectuelle, cette première journée était un test de résistance physique et de résilience nerveuse pour les 11.282 candidats (1.957 bac sciences informatiques, 1.542 bac sciences expérimentales, 1.471 bac lettres, 1.371 bac sciences techniques, 524 bac mathématiques, 59 bac sport et 89 cas exceptionnels), dont 9.155 dans le secteur public, 1.632 dans le secteur privé et 495 candidats libres, répartis sur 28 centres d’examen dans le gouvernorat de Nabeul, sous le regard bien éveillé de 4.700 surveillants mobilisés pour l’événement.
Face à des températures parfois caniculaires, le personnel, les enseignants et les différents acteurs du commissariat régional à l’éducation de Nabeul ont redoublé d’efforts pour que ce premier examen se déroule dans les meilleures conditions possibles. Malgré la pression et le stress du premier jour, la solidarité et l’entraide étaient au rendez-vous dans les couloirs et à la sortie des épreuves.



